Douleurs articulaires : les différentes façons de les soulager et les traiter

26/07/2015
Douleurs articulaires : les différentes façons de les soulager et les traiter
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J’ai déjà parlé à plusieurs reprises des douleurs articulaires à travers les lettres consacrées à l’arthrose et à l’arthrite.

C’est normal, ce sont des pathologies qui touchent beaucoup d’entre nous et face auxquelles nous sommes souvent démunis.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la manière de soulager et de traiter les douleurs articulaires. C’est volontairement que je distingue le fait de « soulager » et « traiter ».

Soulager les douleurs

Soulager les patients est une demande bien légitime. Votre médecin doit y répondre au mieux et le plus rapidement possible. Pour cela, il est parfois dans l’obligation d’utiliser des molécules dont il connaît les effets secondaires potentiels.

Tout est question d’équilibre entre les bénéfices et les risques, à condition que le patient soit bien informé et accepte cet équilibre.

Une injection de corticoïdes peut sauver la vie à un allergique qui fait un œdème respiratoire. Une importante inflammation articulaire peut devenir insupportable et être calmée par une dose de corticoïdes.

Sur le court terme, le soulagement et la survie sont prioritaires.

Sur un plus long terme, la connaissance des effets potentiellement néfastes de certains médicaments devrait inciter, d’une part à la prudence et d’autre part à tenter, au cas où, ils resteraient nécessaires pour enrayer une évolution douloureuse et soulager une souffrance chronique, de réduire les doses (posologie journalière) au maximum.

C’est alors que d’autres médications que celles prioritairement enseignées en faculté de médecine prendront toute leur importance. Je préfère parler de « thérapies complémentaires » plutôt que de « thérapies alternatives » car dans la pratique, l’alternative totale n’est malheureusement pas toujours possible.

Découvrir les causes de la maladie

Le traitement, c’est, au-delà du soulagement, tenter de découvrir les causes de la maladie et les éradiquer. Nous savons bien, qu’en pratique, ce n’est pas toujours facile.

Pour y arriver, il faut un bon dialogue avec son thérapeute, de la compétence et parfois de la chance.

Chercher une infection à l’origine d’une inflammation articulaire c’est d’abord un acte volontaire de la part de son thérapeute, qui sera parfois guidé par l’histoire du patient.

Mais il faut l’avouer, trouver l’origine de cette infection reste aussi une question de chance. Beaucoup de choses entrent en ligne de compte : il y a ainsi une question d’implication réciproque, mais aussi, malheureusement, de coûts que les assurances ne prennent pas toujours en charge. Surtout quand cette « enquête » ne fait pas partie d’un protocole admis par la communauté médicale.

A la balance entre « bénéfices et risques » s’ajoute celle entre « bénéfices et coûts » : ce coût exorbitant de certaines chimiothérapies contre le cancer, des biothérapies antirhumatismales (dont nous allons reparler) et plus récemment des médicaments contre l’hépatite C. C’est aussi l’impossibilité pour certains pays d’accéder à des thérapeutiques modernes dont la trithérapie contre le virus HIV est l’exemple le plus connu. Jusqu’où et quand ce coût pourra –t-il être supporté ?

Bien entendu soulagement et traitement ne sont pas opposables : ils sont l’idéal auquel tout patient a droit.

Les traitements « classiques »

  • Cortisone et corticoïdes

La découverte des effets antiinflammatoires de la cortisone naturelle (cortisol) puis de ses dérivés synthétiques quatre à dix fois plus actifs, les corticoïdes, remonte à la seconde guerre mondiale. Ce fut une véritable révolution dans le domaine du traitement des maladies inflammatoires (et même du dopage).

C’est comme cela que des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) ont vu leur vie se transformer. Parmi eux le célèbre peintre français Raoul Dufy qui traversa l’Atlantique pour recevoir ce traitement qui lui permit de reprendre son travail.

Hélas, l’optimisme fut de courte durée car les effets secondaires liés à de fortes prises à long terme ne tardèrent pas à limiter les indications et les doses :

  • prise de poids,
  • œdèmes (par rétention de sel et d’eau)
  • ostéoporose,
  • tassements vertébraux,
  • hypertension artérielle,
  • glaucome,
  • ulcères gastriques,
  • insuffisance surrénale…

Ces effets secondaires ne sont pas des moindres. Ils justifient que la prise au long cours soit surveillée et la plus faible possible, d’où l’intérêt des thérapies complémentaires. Mais il n’en reste pas moins que l’usage des corticoïdes reste parfois incontournable : les patients le savent bien !

Pour être tout à fait complet, il faut préciser que certains dérivés permettent la survie de patients ayant des insuffisances surrénales aigües primitives ou secondaires.

La peur et le rejet systématique de ces thérapies correspond donc selon moi à un fantasme que l’on peut payer très cher et qui complique la mission de votre médecin.

  • Les antiinflammatoires non stéroïdiens ou AINS

Par opposition à la cortisone et ses dérivés [1], ces antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui luttent contre la douleur antalgiques et antipyrétiques (luttant contre la fièvre) dont le plus connu est l’aspirine et ses dérivés, et l’ibuprofène. Ils s’opposent à des enzymes qui font partie de la « cascade de l’inflammation » que l’on nomme COX 1 et COX 2.

On se souvient du scandale de certaines molécules retirées du marché qui firent de nombreuses victimes au plan cardiovasculaire dans le monde entier.

Toutes ces molécules fluidifient le sang et risquent de provoquer des ulcérations gastriques [2] surtout s’il y a d’autres facteurs de risque associés (alcoolisme, même « mondain »). Il est formellement déconseillé de les prendre au long cours en cas de risques cardiovasculaires, rénaux et gastriques.

Beaucoup de ces médicaments sont disponible en vente libre, en pharmacie, ce qui représente, à mes yeux, un danger potentiel contre lequel le public n’est pas assez averti.

Les antalgiques contenant du paracétamol

Il en existe de nombreux avec des noms très différents, eux aussi en vente libre. On connaît bien les risques rénaux, digestifs et hépatiques et cardiovasculaires [3]. Jusqu’à la publication de récentes études, on pensait que ce risque ne survenait qu’avec de fortes consommations (plus de 3 grammes par jour) et prolongées. La publication d’études réalisées au début des années 2000 [4] permet de suspecter que ce risque est très sous-évalué.

Dans tous les cas n’en prenez jamais avec de l’alcool, ou plus de quelques jours si vous avez des risques rénaux, digestifs ou cardiaques.

Dans une précédente lettre j’ai également rappelé que le paracétamol s’opposait à la synthèse d’un antioxydant capital essentiel au bon fonctionnement hépatique : le glutathion.

Les biothérapies antiinflammatoires et anti TNF alpha

Les biothérapies inflammatoires sont des découvertes plus récentes. Il s’agit de traitements « ciblés » contre les molécules spécifiques de l’inflammation comme le « TNF alpha ». Elles ne sont prescrites qu’à l’hôpital. Leur coût est très élevé [5] et les nombreuses contre-indications [6] et effets secondaires [7] potentiels, font peur à de nombreux patients.

Elles sont cependant très efficaces, particulièrement dans le cas de polyarthrite d’évolution rapide. Je connais bon nombre de patients (et au moins un confrère) qui se sont félicités d’y avoir eu recours.

Comme la corticothérapie, il ne sert à rien de les diaboliser d’emblée. Il faut savoir que leur effet ne dure que le temps du traitement ce qui justifie encore plus qu’avec les autres thérapies le passage aux thérapies complémentaires et alternatives.

Les thérapies complémentaires « alternatives » ou « naturelles »

Seules, essayées en début de traitement, associées aux thérapies dites « officielles », ou en prenant le relais, elles sont nombreuses et variées. Des ouvrages entiers leur ont été consacrés et des revues comme « Plante et Bien être » ou « Alternative Bien Être » les décrivent dans de nombreux articles.

Je ne ferai donc part, ici, que de mon expérience personnelle.

La gemmothérapie, reine des thérapies antirhumatismales

Macérats de bourgeons de plantes dans des mélange « eau + alcool + glycérine », ils sont les rois de ce domaine. On les trouve facilement en 1DH [8] et parfois plus concentrés chez certains distributeurs bien connus comme « La Royale » [9] ou certains sites « grand public » [10] où elles sont parfois présentées en flacons plus concentrés ou/et en association de deux ou trois bourgeons.

A ma connaissance, ils n’ont pas de contre-indications et peuvent être préconisés seuls ou en association

En 1DH, il n’est pas rare d’en conseiller plus de cent gouttes par jour, parfois le double et en formulations plus concentrées, de dix à quinze gouttes par jour diluées dans un grand verre d’eau. La dose totale est répartie en deux ou trois prises avant les repas

  • Les bourgeons de cassis (Ribes nigrum) stimulent les surrénales et sont donc, naturellement des antiinflammatoires efficaces pour tous types d’inflammations.
  • Les bourgeons de pin (Pinus montana) sont actifs en cas de rhumatismes chroniques non inflammatoires. Ils sont souvent associés à la sève de bouleau. Cette dernière est disponible en pharmacie, en 1DH, mais on la trouve plus concentrée sur internet. C’est un puissant dépuratif anti rhumatismal dont on peut conseiller une cure printanière et/ou automnale régulière. L’utilisation de la sève de bouleau est connue depuis l’Antiquité [11] ainsi que le jus de bouleau fabriqué par les laboratoires Weleda.
  • Les bourgeons de vigne (Vitis vinifera) sont très efficaces contre les inflammations arthritiques des petites articulations avec nodosités comme l’on voir souvent au niveau des mains.
  • Ceux de la vigne vierge (Ampelopsis weitchii) sont plus particulièrement conseillés (en association avec les bourgeons de cassis) pour les douleurs articulaires d’emblée très inflammatoires, déformantes et rapidement évolutives quelles que soient leur localisation. C’est la périarthrite de l’épaule, la spondylarthrite de la hanche ou la polyarthrite rhumatoïde qui touche d’emblée de multiples articulations.
  • Le bourgeon de frêne (Fraxinus excelsior) est proposé en cas de douleurs liées à l’excès d’acide urique (hyperuricémie) et donc à la goutte qui, contrairement à des idées reçues, ne touche pas que les personnes âgées ou le gros orteil.
  • Le bourgeon de sapin (Abies pectinata) est conseillé en cas de décalcification quel que soir le site, au début (ostéopénie) ou plus avancée (ostéoporose)
  • Ces deux derniers bourgeons sont souvent associés à la silice organique dont on trouve de nombreuses formes et présentation ou à la prêle, forme de silice végétale.

Les plantes antiinflammatoires et antirhumatismales

Parmi les plantes et quelle que soit leur présentation on retrouve le cassis sous forme de teinture ou d’infusions de feuilles. Bien connu depuis le XIIème siècle il est qualifié de corticomimétique [12]. Il est très riche en antioxydants que l’on nomme flavonoïdes qui souvent associés à la vitamine C. Il peut être utilisé en compresses (feuilles fraîches qui ont servi à infuser) ou en infusion et dans ce dernier cas, il est préférable de ne pas faire bouillir l’eau.

La reine des prés, cette plante aux petites fleurs blanches, que l’on trouve, partout dans notre environnement est la deuxième plante à envisager. Elle est antiinflammatoire et antalgique et contient de l’acide salicylique qui est à l’origine de la découverte de l’aspirine mais elle n’en a ni les dangers ni les contre-indications, même si on en consomme un litre d’infusion par jour.

L’Harpagophytum ou « griffe du diable » vient d’Afrique du sud. Il soulage après quelques semaines. On le trouve dans des compléments alimentaires dont je reparlerai. Malheureusement l’engouement autour de cette plante conduit à un problème de surexploitation des sols, dont on doit aujourd’hui tenir compte.

J’ai mentionné l’importance de la prêle (Equisetum arvense) comme reminéralisant par apport de « silice végétale ».

Il ne faut pas oublier le bambou (Bambou tabashir) que l’on trouve également en compléments alimentaires :  il a une action reminéralisante sur les articulations, il stimule la synthèse du collagène contenu dans le tissu osseux, il facilite la reconstitution du cartilage dans le cadre des arthroses, améliore les tendinites, l’état des ongles et des cheveux.

N’oublions ni le curcuma ni le Boswellia serrata, arbre de taille moyenne d’origine indienne dont la résine est utilisée depuis longtemps dans la médecine traditionnelle ayurvédique pour calmer les douleurs articulaires.

Je voudrais terminer ce chapitre en mentionnant l’usage de la Gaulthérie odorante en huile essentielle. 2 à 3 gouttes mélangées avec de l’huile d’olive ou autre, à appliquer sur les articulations, muscles ou nerfs douloureux.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive.

L’homéopathie à votre secours

Il y aurait également beaucoup à écrire mais on ne peut l’ignorer :

  • Apis (le venin d’abeille) en basses, moyennes et hautes dilutions calme les oedèmes inflammatoires ;
  • Rhus Tox en hautes dilutions (30 CH) est souvent conseillé en doses toutes les semaines ou quinzaines. Il s’adresse aux douleurs inflammatoires très sensibles au mouvement.
  • Bryonia s’adresse plutôt aux douleurs articulaires de type arthrosiques quand elles sont améliorées par le mouvement.
  • Certains remèdes qualifiés de « secondaires » souvent proposés en basses dilution (4CH) comme Colchicum, Ruta, Angustura (tendinites), dulcamara (en cas d’aggravation par l’humidité) ou le fameux Solanum malacoxylon pour les douleurs de l’épaule.
  • Des remèdes dits de « constitution » [13] comme Calcarea fluorica, souvent en hautes et moyennes dilutions (15 ou 30CH) toutes les semaines permettent de contribuer au traitement de fond des arthites avec déformation, déminéralisation et hyperlaxité ligamentaire. Silicea (dilution de silice) est efficace en cas de grande frilosité ;
  • La prescription des nosodes [14] rentre dans le cadre d’une recherche de traitements étiologiques (comme on le fait, parfois et avec succès avec les antibiotiques). On peut citer : Luesinum, Medorrhinum, Tuberculinum et Tuberculinum Residuum, Streptococcinum ou Staphylococcinum, Scarlatinum, Paratyphoïdinum, sans oublier le VAB (dilution du vaccin anti tuberculinique, BCG).

Les oligo-éléments

Entre la phytothérapie et la supplémentation nutritionnelle, comment ne pas évoquer les travaux du docteur Jacques Ménétrier qui, au milieu du siècle dernier, jeta les bases de sa « Médecine fonctionnelle » et de l’usage des oligo-éléments dans le cadre de la maladie rhumatismale et bien d’autres.

Ne confondons pas « oligothérapie » et apport nutritionnel. Ces ampoules sont disponibles sous de nombreuses marques et présentations. La concentration n’atteint pas toujours le milligramme et on ne peut donc guère parler d’apports nutritionnels et on doit plutôt les considérer comme des cofacteurs ou catalyseurs de réaction anti enzymatique liées, entre autres, au contrôle du stress oxydant.

On les absorbe, comme l’homéopathie, sous la langue, c’est ce que l’on appelle la voie perlinguale.

  • Le cuivre est bien connu comme antiinflammatoire et antigrippal. Il vient compléter l’action d’autres remèdes spécifiques à raison d’une dose liquide, ou une ampoule, matin et soir comme la plupart des autres oligo-éléments.
  • Il est souvent associé au manganèse que le docteur Ménétrier préconisait en cas d’arthrose et d’allergies. Cette association manganèse + cuivre permet de diminuer la fréquence des infections respiratoires, en particulier, chez les enfants.
  • Le soufre a été utilisé de tous temps contre les douleurs articulaires, y compris avec des bains dans des eaux naturellement soufrées. Quatrième élément de notre corps c’est également un cofacteur de la synthèse du collagène (cartilage, tendons, ligaments) et de la kératine (ongles, cheveux).

Compte tenu de leur absence totale de toxicité et de leur facilité d’utilisation, il est facile de les proposer et de les associer à d’autres thérapies même si leurs effets, à l’exception du cuivre, mettent plusieurs semaines à se faire sentir.

La complémentation et supplémentation nutritionnelles

Ne revenons pas sur l’alimentation antiinflammatoire que nous avons largement détaillée dans une précédente lettre.

La glucosamine et le sulfate de chondroïtine sont proposés seuls ou associés dans de nombreux médicaments et compléments alimentaires.

La glucosamine ou N-acetyl glucosamine est un muco-polysaccharide précurseur de l’acide hyaluronique, un composant essentiel du liquide synovial. De nombreuses études [15] ont démontré que la glucosamine aide l’organisme à réparer le cartilage endommagé, qu’elle réduit l’inflammation et la douleur et aide à restaurer la mobilité des articulations.  Elle favorise la synthèse des cartilages, de l’acide hyaluronique qui permet au liquide synovial de conserver sa viscosité et diminue au bout de quelques semaines la douleur articulaire.

Elle est souvent associée au sulfate de chondroïtine. Sa composition est très proche de celle de l’acide hyaluronique (voir ci-dessus) et il est également un composant essentiel à la synthèse du cartilage. Les cellules du cartilage synthétisent normalement ces deux substances mais la production diminue avec l’âge [16] ce qui explique l’efficacité significative de l’association de chondroïtine et glucosamine dans l’arthrose du sujet âgé.

Les effets antalgiques et antiinflammatoires de cette association mettent parfois plusieurs semaines pour se manifester.

Les deux substances ont des effets croisés ce qui explique que leur association est plus efficace dans les douleurs légères à modérées, que la prise isolée de l’une ou l’autre.

Il faut cependant veiller à avoir des apports journaliers minima de 1000 à 1500 milligrammes par jour de glucosamine. Ces concentrations ne sont pas atteintes dans les médicaments (non remboursés) et les compléments alimentaires [17] associant ces doses sont assez coûteux. Le complexe chondroglucosamine [18] que je préconise souvent en est une illustration. Il faut cependant noter qu’il associe un antalgique naturel, l’extrait standardisé de boswellia serrata (dont nous avons décrit les propriétés ci-dessus) et la bromelaïne, antiinflammatoire et antiœdémateux naturel, extrait de l’ananas, efficacement préconisée en traumatologie et cardiologie.

Le méthyl-sulfométhane (MSM) permet des apports soufrés naturels. Il fut découvert aux Etats-Unis dans les années 70 en médecine vétérinaire où il reste très populaire. Il est toutefois difficile d’en mesurer objectivement l’efficacité car il est souvent conseillé en même temps que la glucosamine et la chondroïtine dont il participe à la production. Comme tous les produits soufrés, il n’est pas toujours bien toléré aux doses efficaces (minimum 1,5 gramme par jour) et est déconseillé en cas de grossesse, allaitement, maladies rénales ou chimiothérapies.

Les « aliments-compléments » antiinflammatoires sont nombreux

Les omega 3 sous forme de consommation régulière de petits poissons et si besoin de supplémentation à raison de deux grammes par jour d’huile de poisson sont souvent bien appréciées.

Il en est de même du curcuma qu’il ne faut pas hésiter à utiliser régulièrement dans l’alimentation en complément d’autres épices comme le poivre et le gingembre. La biodisponibilité de ce complément qui est assez coûteux n’est toutefois pas parfaite.

Je recommande presque toujours des prises de silice organique sous forme d’acide orthosilicique.

Les extraits d’orles verts de la chair d’un coquillage, nommé « Perna canaliculus », qui ne croît que dans les eaux pures et cristallines de Nouvelle-Zélande ont des effets antalgiques et antiinflammatoires remarquables. Les moules aux orles verts sont cultivées dans un des environnements les plus protégés au monde. Les combinaisons naturelles de glycosaminoglycanes, d’Oméga 3 et de zinc, notamment, expliqueraient l’efficacité de ce coquillage sur les articulations défaillantes qui retrouveraient plus facilement la fluidité de mouvement

On trouve ces extraits dans une spécialité [19] médicale, le lyprinol , disponible en pharmacie et sur le net, et dans un complément alimentaire :« Black Maori force ».

L’effet est souvent assez rapide à condition d’apporter au début et en dose d’attaque, minimum deux grammes par jour, mais attention aux allergiques aux coquillages !

La prise de collagène marin naturel (1000mg/jour) peut contribuer à calmer certaines arthroses chroniques dont celle de hanche. Attention, il s’agit d’une supplémentation qui ne donne pas d’effets immédiats mais agit comme un traitement de fond.

La prise d’hydrolysat de collagène entraîne une augmentation significative de la masse osseuse et une diminution du nombre de fractures chez des sujets souffrant d’ostéoporose.

N’oublions pas les minéraux, les acides aminés et les vitamines !

A commencer par la vitamine D dont le dosage est recommandé, et si besoin la supplémentation à adapter en fonction de leur évolution pour atteindre un taux sanguin minimum de 60 ng/ml. Et n’oubliez pas de mettre vos os douloureux au soleil !

J’ai remarqué qu’il était encore plus efficace d’associer la vitamine D de la vitamine K2, dite ménaquinone 7.

La ménaquinone-7 est utilisée au Japon depuis 1995 pour préserver et renforcer les os et les articulations.
Elle régule la production du calcium en activant :

  • Une protéine spécifique responsable de l’optimisation de la liaison du calcium à la structure osseuse indispensable à la construction de l’os par les ostéoblastes qui produisent une « l’hormone spécifique du tissu osseux » : l’ostéocalcine ;
  • En contribuant à la répartition du calcium au niveau du tissu osseux et des dents.
  • En empêchant le calcium de se déposer sur les parois des vaisseaux sanguins, contribuant ainsi la santé cardio-vasculaire.

Attention toutefois, si votre médecin vous a prescrit des anticoagulants de formulation « anti-vitamine K », car la vitamine K (pour koagulation, en allemand) participe à la synthèse de certains facteurs de coagulation dont le facteur II (prothrombine) et sa transformation en thrombine.

Les vitamines du groupe B sont préconisées en « complexe B » à 50 ou 100 milligrammes par comprimés et souvent associées à la vitamine C qui est essentielle pour la microcirculation et la synthèse des cartilages.

Les antioxydants dont la vitamine E naturelle (alpha et gamma tocophérols) sont utiles. Il n’est pas nécessaire de dépasser deux capsules à 400 UI par semaine.

Il en est de même du sélénium à condition qu’une déficience soit constatée.

Le zinc est toujours un composant majeur de la réparation tissulaire. Il est bon de le faire doser (zinc sang total) et de supplémenter, si besoin, avec du bisglycinate de zinc.

N’oubliez pas non plus les apports en magnésium (300 à 400 milligrammes par jour) [20] qui de par leur effet « antistress » peuvent aider vos articulations à se détendre.

En plus du MSM que nous avons cité des apports en soufre peuvent être utiles et réalisables avec de la méthionine ou de la cystéine.

Consommez régulièrement des œufs (même si vous avez du cholestérol) car ils apportent, dans votre assiette, ces acides aminés soufrés absolument nécessaire à la santé et à la synthèse du glutathion.

Un acide aminé, la proline et sa forme hydroxylée, l’hydroxyproline, entrent dans la composition du collagène qui constitue la structure même de la peau, des cartilages, des tendons et ligaments et également des artères. On peut en prendre sans réserve, deux à trois grammes par jour.

La DL-phénylalanine est un acide aminé, présent naturellement dans l’organisme qui a des effets antalgiques du fait de son intervention sur le catabolisme des endorphines. Elle est donc un « antalgique naturel » [21], à raison 100 à 300 milligrammes par jour pris en dehors des repas comme tous les acides aminés. Elle aurait par ailleurs de effets antidépresseurs, mais attention aux contre-indications : hypertension artérielle, phénylcétonurie [22] et pas d’association avec les antidépresseurs type IMAO [23].

Aidez votre médecin à vous soigner !

A côté des thérapeutiques dites « officielles » qui ne proposent que quatre grandes classes médicamenteuses, il existe de multiples approches qui permettent de globaliser la thérapie.

Ne rejetons pas d’emblée ces thérapies « officielles » à cause de leurs effets secondaires et des risques qu’elles peuvent comporter. Mais surtout, ne pratiquons pas une dangereuse et facile automédication.

Si vous avez une vraie maladie rhumatismale et auto-immune : faites confiance à votre rhumatologue qui respectera les contre-indications (à condition que vous lui en donniez les moyens) et proposez lui d’essayer de limiter les doses au maximum en ayant recours précocement aux thérapies complémentaires en commençant par l’alimentation.

J’ai un ami rhumatologue avec qui j’échange souvent qui a l’habitude de dire : « Il n’existe pas de maladie rhumatismale sans une cause infectieuse ! ».

Il faut donc aider votre médecin à la rechercher et si besoin, à la traiter, comme je tentais de l’expliquer dans l’introduction de cette lettre.

S’il est curieux il ne peut qu’être intéressé par votre démarche personnelle et s’il a des doutes… parlez-lui des cures thermales soufrées et… donnez-lui à lire cette lettre !

N’oubliez pas que la prévention est toujours préférable. C’est une alimentation dite « antiinflammatoire », sans déficiences ni déséquilibres, ainsi qu’un examen et une éventuelle correction de vos postures et façons de mouvoir qui vous y conduira en premier.

Bonne lecture et bonne santé articulaire.

Sources de cet article :

[1] On les appelle « non stéroïdiens » pour rappeler que leur formule n’a rien de celle de la cortisone et de ses dérivés.

[2] Elles sont donc formellement contre-indiquées en cas de risque hémorragique, de prises d’anticoagulants ou de problèmes gastro-intestinaux.

[3] En se fondant sur huit études existantes, les chercheurs, dirigés par le Pr Philip Conaghan de l’hôpital britannique de Leeds, ont montré un taux de mortalité accru pouvant atteindre jusqu’à 63% chez les patients consommant de manière répétée des doses importantes de paracétamol (3 g par jour)

[4] Consommer quotidiennement du paracétamol est-il sans danger ?

[5] Plus de 10.000€ par an

[6] Infections hépatiques, risque infectieux général et plus particulièrement vis-à-vis de la tuberculose, risque cardiovasculaire, déficits immunitaire, antécédents ou risques de cancer…

[7] Affaiblissement du système immunitaire, aggravation d’infections ou d’évolution de tumeurs.

[8] Dilution de la Teinture mère homéopathique au 1/10e

[9] Infos légales

[10] Arthrose Rhumatismes ou Pierre d’Astier

[11] Nettoyage de printemps, mettez vous au bouleau

[12] Mime l’action de la cortisone

[13] Voir notre lettre de présentation de l’homéopathie

[14] Dilutions d’agents infectieux ou de vaccins.

[15] Connaître, prévenir, soigner l’arthrose, Dr Jason Théodosakis, Éditions de Fallois, Paris, 1998

[16] Arthrose : osez la glucosamine-chondroïtine

[17] Par exemple le complexe

[18] de Vit’all +

[19] Laboratoire Health prevent

[20] Voir notre lettre consacrée exclusivement à ce sujet.

[21] Au sens « orthomoléculaire» du terme, c’est-à-dire naturellement présent dans l’organisme

[22] Phénylcétonurie

[23] IMAO (Antidépresseur)

 

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