Avez-vous un parent proche à moins d’1 kilomètre de chez vous ?

27/09/2018
Avez-vous un parent proche à moins d’1 kilomètre de chez vous ?
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Vivre proche des siens fait plus pour la santé que l’alimentation ou le sport !

Selon des scientifiques de l’université de San Diego (Californie), vos chances de vous sentir heureux dans la vie augmentent de 25 % si vous avez un proche (frère, sœur, parent, meilleur ami) habitant à moins d’un kilomètre de chez vous.

L’homme est un « animal social ». Il est impossible d’être heureux sans contacts chaleureux et fréquents.

Si nous passons 6 à 7 heures par jour avec notre famille et nos amis, nous avons 12 fois plus de chances de nous sentir heureux que d’être stressés et anxieux.

Or, cela à un gage de longévité:

L’isolement a des effets plus graves que le diabète et l’hypertension

Chez les personnes âgées, lisolement a des effets plus graves sur la santé que le diabète et lhypertension, selon une étude parue dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences [1].

Chez les jeunes adultes, être bien entouré réduit plus le niveau d’inflammation et le risque d’obésité qu’avoir une bonne alimentation et de faire du sport !!!

Une vie plus saine bien entouré

Il est plus facile de mener une vie saine, régulière, avec de vrais repas, quand on est à plusieurs.

En cas de problème de santé, d’hospitalisation, la présence d’un conjoint ou de proches qui prennent soin de vous et vous rendent visite, réduit le temps de convalescence et facilite la guérison [2].

Pour passer autant de temps en compagnie, il faut connaître beaucoup de monde près de chez soi et entretenir de bons rapports avec eux.

Le nombre minimal serait d’avoir 10 personnes proches ou plus pour augmenter notre bien-être de façon significative, selon une étude réalisée en 2012 auprès de milliers de Britanniques.

Les personnes qui avaient le moins d’amis ont fait état d’un niveau de bonheur moins élevé dans tous les domaines. 

Cinq façons de s’entourer

Rappelons qu’il n’y a que cinq façons d’avoir des contacts avec nos semblables :

  • la famille ;
  • les amis ;
  • les collègues de travail ;
  • les voisins ;
  • les activités sociales, associatives, sportives.

Un effort conscient est nécessaire pour maintenir des liens solides dans chacun de ces cinq domaines.

Trop facilement, en effet, nous nous concentrons sur un seul de ces axes. Pour une maman, cela peut être son cercle familial étroit. Pour une personne qui travaille beaucoup, cela pourra être ses collègues de travail.

Arrivent le départ des enfants pour la première, un licenciement ou l’âge de la retraite pour la seconde. Et c’est comme une trappe qui s’ouvre sous leurs pieds.

La personne réalise qu’elle n’a plus aucun point de contact avec la société.

Développez vos capacités sociales

La timidité, les complexes, le manque de « savoir-être » en société, sont de graves obstacles pour se créer un réseau d’amis.

Mais on peut y remédier à tout âge.

Voici trois trucs essentiels pour poser les bases d’une relation agréable avec les nouvelles personnes que vous rencontrez :

  • Adopter la bonne posture : Pour créer des liens avec de nouvelles personnes, il est capital d’être ouvert en esprit, et cela se reflète dans votre posture. Veillez à vous tenir droit et bien en face de la personne que vous rencontrez, les épaules en arrière, le visage bien visible, jamais caché par des cheveux, des lunettes de soleil ou votre main. Toute autre attitude sera interprétée, consciemment ou inconsciemment, comme une volonté de protection, de fuite, de dissimulation, comme un manque de désir de lier connaissance. Tenez compte du fait que votre interlocuteur peut se sentir lui aussi mal à l’aise. Si vous êtes assis, avoir les bras et/ou les jambes croisés est un signe de malaise, qui crée une distance (involontairement) avec votre interlocuteur.
  • Bien se présenter. Tout aussi important est de donner le plus clairement possible votre nom. Si vous portez un nom compliqué, donnez des explications pour aider votre interlocuteur à le comprendre et s’en souvenir ; vous pouvez également épeler votre nom. Mais c’est lorsque l’autre personne se présente qu’arrive le moment le plus crucial pour la relation future. Mettez toute votre attention, toute votre force, toute votre capacité de concentration pour essayer de comprendre et de retenir le nom de la personne. Bien entendu, si elle ne se présente pas, demandez-lui gentiment de vous « rappeler » son nom. Si vous ne comprenez pas, faites-lui répéter et/ou épeler. À noter que l’exercice est extrêmement difficile quand on n’en a pas l’habitude et qu’on est présenté à plusieurs personnes à la fois. Voici donc un truc qui peut faire une différence décisive : dans la conversation qui s’ensuit, efforcez-vous d’employer le plus souvent possible le nom de la personne. Cela vous aidera beaucoup à le fixer dans votre mémoire. Par exemple, au lieu de demander « Dans quel secteur travaillez-vous ? », dites : « Alors dites-moi, Francine, dans quel secteur travaillez-vous ? », et ainsi de suite à chaque question : « Et vous, Francine, où habitez-vous ? » ; « Quel est votre loisir préféré, Francine ? », etc. Aux États-Unis, où les gens sont particulièrement aptes à se souvenir des noms, il m’est arrivé d’entendre mes interlocuteurs dire 20 fois mon nom dans les 5 minutes suivant notre rencontre. Hé bien j’ose avouer que, non seulement cela passait naturellement, mais je trouvais que cela rendait la conversation plus personnelle et plus agréable pour moi !! Depuis ces expériences, je n’hésite plus à faire la même chose, et cela m’aide considérablement à me souvenir des noms.
  • Le moment de faire connaissance proprement dit. A ce moment, il est très important de concentrer votre esprit sur l’autre personne, non sur vous-même, ce que vous voulez dire, ou sur l’impression que vous croyez donner. C’est difficile, évidemment, mais vous courez à la catastrophe si vous pensez à vous au lieu de penser à l’autre personne. Il faut vous intéresser à l’autre, lui poser des questions et écouter sa réponse jusqu’au bout, sans lui couper la parole, même si vous avez quelque chose de passionnant à dire. La qualité de votre écoute est cruciale. Vous saurez que vous écoutez bien si, effectivement, la personne se met à parler, à se livrer.

Essayez de comprendre ce qui préoccupe votre interlocuteur. De quoi a-t-il besoin ? La réponse tourne souvent autour du manque d’attention, de reconnaissance. Pouvez-vous lui apporter cela ? Oui ! En trouvant dans ce qu’il vous dit des motifs de le complimenter, de souligner ses qualités. Si vous y arrivez, la personne se souviendra de vous comme de quelqu’un de sympathique et d’attentionné, et recherchera votre compagnie.

Bien entendu, ce savoir-être ne s’acquiert pas du jour au lendemain. C’est un exercice comme tous les autres : au début, on se trompe, on fait mal. Mais le vrai courage, c’est d’oser essayer alors qu’on sait qu’on va être ridicule au début. C’est avoir l’humilité d’accepter d’être pris en défaut. Mais passé les premières « gamelles » du début, vous vous améliorerez et vous en serez beaucoup plus heureux et en meilleure… santé !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

[1] Claire Yang, Courtney Boen, Karen Gerken, Ting Li, Kristen Schorpp, Kathleen Mullan Harris, « Social relationships and physiological determinants of longevity across the human life span », Proceedings of the National Academy of Sciences, 2016 ; 201511085 DOI: 10.1073/pnas.1511085112
[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2888874/

 

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Commentaires sur l'article
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GERMAINE
GERMAINE

Ne soyons pas dans un monde bisounours. Et n’oublions le bon vieux dicton : mieux vaut être seul que mal entouré. Pour moi l’expérience de la famille a été une source de stress sans limite. Elle m’a valu un divorce par une ingérence de ma belle-famille et elle m’a valu… Lire la suite »

Fabrice
Fabrice

Comme souvent, l’étude ne dit pas vraiment ça : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4725506/ Il n’est pas question d’avoir un parent à moins d’un kilomètre, mais d’un indice standardisé d’intégration sociale, dont le détail montre plutôt qu’être marié et de s’occuper d’enfants est prépondérant ; et dans lequel avoir des échanges avec ses voisins… Lire la suite »

JOSEBA MARTIN AYALA
JOSEBA MARTIN AYALA

vous parlez de l’homme comme animal social, et la femme? n’est il pas temps d’utiliser « l’écriture inclusive » dans vos publications et lettres?

Maxou
Maxou

J’inverserai l’ordre des deux premiers car j’estime que c’est le hasard qui fait la famille
et c’est avec notre cœur qu’on choisi ses amis !

annie
annie

la famille ;ces cafards qu on vous impose des votre naissance et qui ne vous veulent pas toujours du bien ; les amis ou relations a plus ou moins long terme ,on se les choisi et on s’en eloigne si ca devient penible ;bienvenue dans le club tres ferme des… Lire la suite »

Alet
Alet

Salutaire ? Quand ils vous ont vampirisé pendant plus de 40 ans mon vrai bonheur a été la fuite. Enfin la Liberté. J’ai rajeuni, minci, je ris et enfin je vis. Je n’ai plus mal nulle part, j’ai le soleil, la mer et des gens qui sont VIVANTS. Pour rien… Lire la suite »

annie
annie

Vous avez pleinement raison ,la famille peut etre votre pire cauchemar,j en ai fait aussi l’experience;et partir est la meilleure decision a prendre ;pour remonter dans sa propre estime, il n est pas besoin d’un psy pour s en sortir ,quand on connait la cause du mal,on peut la soigner… Lire la suite »

Cricri
Cricri

Monsieur,

je pense, en tant que professionnel de santé de terrain, 38 ans d’officine de pharmacie en milieu semi-rural, que les animaux domestiques, même une poule apprivoisée, sont d’excellents thérapeutes… Vive la ronronthérapie !

annie
annie

bonjour jene nie pas le besoin de certaines personnes de vouloir a tout prix « quelque chose de vivant pour se reconforter  » ,pour ma part j ai opté pour des postures ;pas de contraintes ,ni nourriture ni salissures ni degradations quelconques ,ne sont pas envahissants et pas contrariant ; je… Lire la suite »