Surpoids, diabète et manque d’amour

28/04/2019
Surpoids, diabète et manque d’amour
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Une cause rarement reconnue, mais très fréquente, de l’obésité

Si vous êtes en surpoids et menacé par le diabète, ou peut-être déjà diabétique de type 2 (diabète sucré), la première chose et la plus importante à faire, c’est de perdre du poids.

Peu importe que ce soit par un régime sans graisse, sans sucre, sans protéines, sans rien (le jeûne, permanent ou intermittent !), vous n’irez pas mieux tant que vous n’aurez pas perdu des kilos.

Ce qui amène cette question, immédiatement après : « Oui, mais comment ? »

Comment maigrir quand ce n’est pas possible ?

Si vous avez des kilos en trop, je sais que vous ne le faites (évidemment !) pas exprès.

Que vous avez déjà essayé de lutter contre. Que vous vous en inquiétez, peut-être en permanence. Mais que rien ne marche pour vous.

Dans d’autres lettres, j’ai parlé, et je reparlerai, des façons d’envisager l’alimentation pour perdre du poids durablement, sans faire de régime.

Mais ce n’est pas d’alimentation que je vais vous parler aujourd’hui. Nous allons parler… d’amour.

Le manque d’amour, première cause de surpoids

Peut-être n’êtes-vous pas concerné par le problème. Mais peut-être que si.

Dans ma longue expérience du sujet, je me suis aperçu qu’une majorité de personnes souffrant de surpoids étaient aussi en manque d’amour, à un moment ou l’ autre de leur existence.

Manque d’amour de la part de leurs parents, de leur conjoint, de leurs enfants, ou même de leurs collègues, amis, dans certains cas même de leurs voisins.

Ce manque d’amour a été vécu chez eux comme une agression répétée, prolongée, les obligeant à :

  • se protéger ;
  • trouver une autre source de réconfort.

Commençons par le premier point : se protéger.

Obligées de se protéger contre les agressions extérieures, les victimes s’enveloppent d’une « couche protectrice »

Les kilos en trop sont un moyen de se protéger : protection contre la famine, bien sûr, mais aussi protection contre les coups.

Coups qui peuvent être réels, dans le cas d’un enfant ou d’une femme battue, ou symboliques, dans le cas d’une personne qui se fait harceler, critiquer, malmener par son entourage.

Grossir est alors un moyen de créer une « couche de protection » vis-à-vis de l’environnement, voire une forme d’armure.

Tant que l’agression continue ou tant qu’on n’a pas guéri de ses blessures, il est inutile de chercher à maigrir, car l’instinct de survie vous pousse, au contraire, à maintenir vos protections, ou à les reconstituer au plus vite si un régime forcé vous a provisoirement privé de ces protections.

La nourriture comme source indispensable de réconfort

Second point : en manque d’amour, vous êtes obligé de trouver une autre source de réconfort.

Trouver du réconfort dans la vie n’est pas facile, car on n’a pas toujours l’environnement, humain ou matériel, nécessaire pour se sentir bien. En revanche, il y a une chose que la société moderne met à notre disposition en abondance, facilement accessible, partout, à tout moment du jour ou de la nuit : la nourriture, et en particulier la malbouffe.

Aussi seul, triste, frustré, malheureux que l’on puisse être, il est pratiquement toujours possible, avec un minimum d’effort et d’argent, de se procurer des cochonneries en tout genre qu’on pourra se fourrer dans la bouche et qui nous apporteront un réconfort aussi certain qu’immédiat.

Je suis stressé parce que j’ai peur d’être en retard ? Vite, un bonbon. J’ai peur de me faire réprimander par mon chef ? Vite, un biscuit. Je m’inquiète des résultats d’une analyse médicale ? Vite, une glace ou un paquet de chips.

Cette habitude prend ses racines dans nos instincts les plus profonds, et nous la cultivons souvent depuis notre âge le plus tendre. Combien de fois des adultes ne nous ont-ils pas consolés avec des bonbons, des biscuits, un verre de grenadine ? C’était magique, cela marchait presque toujours.

Or il ne suffit pas de « décider d’arrêter » pour quitter de telles habitudes. Si vous décidez de ne plus manger la nourriture qui vous réconforte, tout ce que vous allez obtenir sera… moins de réconfort !!

Mais ce réconfort, vous en avez besoin ! Vous ne pouvez pas vivre sans !! Ceux qui cherchent à vous en priver sont cruels et inconscients !!!

La solution : remonter à l’origine du problème, pour le résoudre

La seule solution, évidemment, c’est de remonter à la source du problème. Autrement dit, il faut résoudre cette question du manque d’amour qui vous pousse à manger pour vous protéger et vous réconforter.

Une fois que vous n’aurez plus besoin de vous protéger ni de vous réconforter avec de la nourriture, vos kilos en trop s’en iront à pas de loup, silencieusement, sans vous demander d’effort et peut-être même sans que vous vous en aperceviez.

Mais tant que le problème reste là, les régimes, les gros efforts, les bonnes résolutions que vous prendrez ne feront qu’aggraver votre douleur, rendre votre vie plus difficile encore, car vous buterez en permanence sur la difficulté qu’il y a à moins manger, vous procurant un sentiment permanent d’échec, de nullité, d’inadéquation.

Il va donc falloir prendre des décisions douloureuses : vous éloigner des personnes qui vous font mal, et nouer des liens avec des personnes qui vous apporteront un réconfort authentique, plus intense et plus durable que la nourriture.

Cela fait peur au début. C’est normal. On a peur, sur le court terme, de se retrouver encore plus seul. Ensuite, il faudra trouver un nouvel équilibre affectif avec de nouvelles personnes. Cela fait peur aussi, car ça prend du temps, c’est difficile.

Mais toute l’énergie que vous investissez dans ce domaine sera mieux utilisée que celle investie dans des régimes alimentaires illusoires. Aucun progrès ne sera perdu. Votre situation ne peut qu’aller en s’améliorant si vous décidez de vous couper des relations toxiques et de nouer des relations bienfaisantes.

C’est une manière de prendre soin de vous qui a un sens profond et qui contribuera de façon décisive à votre santé, sur le moyen et le long terme.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

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''Surpoids, diabète et manque d’amour''
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Balise Loreleï
Balise Loreleï
1 mois plus tôt

Bonjour,C’est vrai….. mais après des entretiens avec différents spy, hypnothérapeutes, je connais mon mal = oui —> LE MANQUE D’AMOUR, le manque de reconnaissance… ET j’en suis « consciente » (de mon mal ) et rien n’y fait, je suis toujours mal dans ma peau, mal dans « ma tête », j’aime pas ma vie, je n’ai même plus envie de rien, je suis toujours négative, j’aime rien. Je viens de passer 3 semaines en institut pour le diabète (très intéressant de savoir ce que c est, comment ça se met en place, ce que cela peut nous causer comme maladies supplémentaires, on est… Lire la suite »

Christine
Christine
2 mois plus tôt

Oui je suis d’accord avec vous sur une chose : le surpoids est une façon de se protéger. J’en ai fait les frais en 2006 lors d’un burn-out. J’ai pris 18 kg en 3 mois mais ce n’était pas à cause de la nourriture « réconfort » car je ne mangeais pas plus mais à cause des antidépresseurs et médicaments pour dormir. Quoi qu’il en soit, à ce jour je me suis délestée de 6 kg car je fais du travail sur moi et des soins énergétiques.

MAKI
MAKI
2 mois plus tôt

Vos éclaircissements détaillés concernant les causes et les remèdes se rapportant au Diabète reflètent précisément la réalité que les diabétiques affrontent quotidiennement. Compenser cette dure épreuve en se réfugiant et en abusant de la nourriture et d’autres succédanés procurant un mieux être parait représenter dans l’immédiat et régulièrement une compensation méritée……………….

bakou
bakou
3 mois plus tôt

Merci beaucoup pour cet éclairage nouveau pour moi. Je n’avais jamais perçu l’envie irresistible des personnes en surpoids de manger que sous l’angle du besoin incontrôlable d’ingurgiter pour se faire plaisir.

Lorraine
Lorraine
3 mois plus tôt

Excellent texte et tellement vrai!
L’amour de soi, l’amour des autres…
L’amour, toujours l’amour!

Tetillon sandra
Tetillon sandra
4 mois plus tôt

Bonjour, il y a une notion qui me dérange dans cet article : le fait que le réconfort vient forcément de l’extérieur (la nourriture, les autres…). Le véritable réconfort pour moi et d’apprendre à s’aimer soi même. Compter sur les autres pour tout peut être une réelle sœur de frustration et se rechute. Alors que s’accepter et s’aimer est durable et ne compte que sur nous même.

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