Lettre aux personnes qui accompagnent des malades d’Alzheimer

02/12/2015
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« Jean-Marc, je te jure, on n’est pas préparé à ça, personne ne peut se préparer à ça ! »

Ce sont les mots d’un vieil ami dont le père vient d’être diagnostiqué malade d’Alzheimer. Il est pourtant comme moi dans la santé naturelle et avait lu de nombreux livres sur Alzheimer.

Ça s’est fait d’un coup : il y a deux mois, au téléphone, son père lui explique qu’il revient d’un voyage en Grèce avec un ami d’enfance, pourtant disparu de longue date, et qu’il doit partir à l’usine alors qu’il était retraité.

Sur le coup, mon ami n’a pas compris. « Il y a un problème », s’est-il dit, « quelque chose a disjoncté. »

C’est vous qui ne reconnaissez plus le malade

Quand vous avez connu quelqu’un depuis des décennies, la transformation est impossible à croire au début.

On dit souvent que les malades d’Alzheimer ne reconnaissent plus leur entourage.

Mais l’inverse est vrai aussi : vous non plus, vous ne reconnaissez pas la personne malade d’Alzheimer.

Vous essayez d’avoir toujours la même logique qu’avant. Mais c’est une logique que la personne malade ne peut plus entendre. Elle est entrée dans un autre monde.

Vous imaginez qu’il suffit d’aller plus lentement, de répéter, d’être patient… Mais non !

C’est pourquoi la maladie d’Alzheimer est si traumatisante pour l’entourage.

Vous vous retrouvez sous le même toit qu’un inconnu. Et il va falloir apprendre à vivre avec, sachant que vous ne pouvez plus compter sur l’échange, la raison, la parole, les promesses. Cette personne, physiquement présente, vit dans un monde mental séparé.

Le choc est tel que vous en venez à douter vous-même de ce que vous pensez. À certains moments, vous ne savez plus si c’est la personne qui a un problème, ou si c’est vous.

Le traumatisme d’une vie où toutes les règles ont sauté

Elle peut décider de se lever en pleine nuit pour partir faire des courses ; ou au contraire chercher son pyjama pour se mettre au lit à onze heures du matin.

Mettre ses déchets dans le frigo, cacher le trousseau de clés de la maison après avoir tout verrouillé, décider d’un coup de partir vivre ailleurs et s’en aller sans la moindre préparation, etc.

Peu importe ce que vous dites, ce que vous pensez, ce que vous faites ni même qui vous êtes : ce n’est plus en fonction de cela que la personne va réagir. Elle peut vous prendre pour son conjoint, son père, son frère, votre frère… elle peut vous jouer des tours, vous faire des méchancetés, parfois même vous frapper.

Si c’est votre père ou votre mère, la seule façon d’affronter (un peu plus) sereinement ce drame est de vous dire que vous devez vous en occuper comme il ou elle s’est occupé de vous bébé, sans se formaliser parce que vous faisiez des colères, des bêtises, et que vous réclamiez une attention constante.

L’énorme différence bien sûr est que, chez un enfant, on constate les progrès de jour en jour, on sait en général que ça ne peut aller que dans le bon sens.

Que valent les conseils diffusés un peu partout ?

D’innombrables livres, sites, organismes, associations, donnent des conseils aux personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer :

  • Faites régulièrement des pauses, confiez le malade à quelqu’un pour ne pas craquer, partez régulièrement en vacances.
  • Ne vous isolez pas, demandez de l’aide, rapprochez-vous d’un groupe de soutien.
  • Ne vous créez pas de fausses joies quand le malade semble soudain se souvenir de quelque chose qu’il avait oublié : ces rémissions font partie du processus de progression de la maladie.
  • Ne vous étonnez pas des changements profonds de caractère et de personnalité. C’est normal. Ne prenez pas pour vous les méchancetés que le malade dit ou fait.
  • Si le malade a oublié qu’une personne de son entourage était décédée, inutile de le lui rappeler. Vous lui feriez de la peine et, de toutes façons, il aura à nouveau oublié un peu plus tard.
  • Envisagez le placement en institution, vous en avez le droit, et cela peut-être plus sûr pour le malade, etc.

Tous ces conseils (et il y en a bien d’autres) sont utiles.

Il faut les connaître, et les suivre quand on s’occupe d’une personne souffrant d’Alzheimer.

Leur limite est qu’ils ne répondent absolument pas aux angoisses véritables des personnes qui ont un proche touché par Alzheimer.

 

Répondre aux angoisses des personnes accompagnant un malade d’Alzheimer

Ces angoisses sont les suivantes :

  • Si elle (ou il) m’oublie et oublie tout ce que nous avons vécu ensemble, que restera-t-il de notre relation ? Notre relation a-t-elle encore un sens ? Notre amitié/amour est-il mort ?
  • Les gens qui me voient croient que je vis avec cette personne mais elle est devenue un inconnu que je ne reconnais plus et qui ne me reconnaît plus. Je suis donc seul, je souffre de solitude ; où trouver la chaleur, l’amour et l’amitié tout en restant fidèle à cette personne, pour ne pas la trahir ?
  • Si une maladie peut transformer à ce point une personne et réduire à néant des décennies de relation, à quoi bon avoir vécu tout cela ensemble ? À quoi bon vivre tout court ? La vie a-t-elle le moindre sens ?

J’ai formulé ces interrogations à ma manière. Il y a en a d’autres. L’essentiel est que la maladie d’Alzheimer remet en cause les relations qui nous étaient les plus précieuses (souvent un parent ou un conjoint) et semble nous priver du sens de notre existence.

C’est la raison pour laquelle tant de personnes tombent en dépression alors qu’elles s’occupent d’un malade d’Alzheimer. Ce n’est pas uniquement parce qu’elles sont inquiètes et fatiguées par les soins continuels qu’elles doivent prodiguer (même si c’est extrêmement dur physiquement et aussi moralement).

La cause de la dépression, c’est aussi et surtout parce que s’effondre sous leurs yeux, apparemment dans le néant, la chose la plus précieuse de leur vie, la chose qui leur était le plus nécessaire : la relation d’amour ou d’amitié avec un être cher, remettant en cause toute leur vie et toutes leurs raisons de vivre.

Alors, comment faire face ??

Construire une philosophie personnelle

Le seul moyen de ne pas chuter dans le précipice qui s’ouvre sous vos pieds, c’est d’avoir une solide philosophie personnelle sur la vie, et si possible avant d’être confronté au problème (cependant, si ce n’est pas le cas, il n’est jamais trop tard pour bien faire).

Cette philosophie, pour être complète, doit inclure la possibilité de la maladie d’Alzheimer.

Cela veut dire que lorsque vous considérez les personnes qui vous sont chères, vous devez avoir de bonnes raisons de penser que vous ne perdrez pas vos raisons de vivre ou de les aimer si elles développent la maladie d’Alzheimer.

Chacun a son approche. Personne ne peut évidemment rien imposer dans ce domaine.

Tout ce que je peux faire est de partager avec vous ma façon de voir les choses.

Peut-être cela vous inspirera-t-il. Ou peut-être aurez-vous envie de faire différemment.

Quel que soit votre choix, cela me convient parfaitement. Mon but est seulement de proposer des pistes, de réfléchir à voix haute avec vous.

Mon approche très personnelle

La philosophie personnelle que je propose, c’est l’impératif de renoncer à l’attitude de consommateur vis-à-vis des personnes que nous aimons (nos parents, notre conjoint, nos enfants et même nos amis).

Autrement dit, pour chacune de ces personnes, intérioriser le fait que ce n’est pas uniquement parce qu’elle est tendre/belle/riche/reconnaissante/intelligente/intéressante/agréable/serviable/disponible/généreuse/admirative de vous que vous l’aimez.

Bien sûr, ces raisons ont pu contribuer au départ à favoriser votre attachement mutuel. C’est normal.

Mais quand l’amitié ou l’amour murissent se crée un lien plus profond, qui va au-delà de tout cela. Ce lien, c’est la confiance, le respect mutuel et plus encore le souvenir qui est en vous de tout ce que vous avez vécu ensemble, qui vous a façonné, qui constitue l’histoire de votre vie et explique ce que vous êtes devenu.

Ce souvenir, c’est notre trésor. C’est tout ce qui restera quand nous aurons tout perdu. C’est même notre plus grand trésor, celui que rien ni personne ne pourra jamais nous prendre.

Mais ce trésor n’existe pas, il est une illusion si ma prétendue fidélité, mon prétendu attachement devaient disparaître parce que les circonstances ont changé.

Concrètement, pour bien réaliser ce que cela veut dire, on peut prendre une feuille de papier et écrire : « J’aime mon enfant/mes parents/mon ami/mon conjoint parce que…

et compléter avec des raisons qui ne tiennent pas aux qualités de cette personne, des raisons qui restent vraies si cette personne change.

Par exemple :

« Parce que c’est elle qui m’a permis de comprendre telle chose importante. »

« Parce qu’elle m’a pardonné ce jour-là alors que personne d’autre n’aurait pu me pardonner… »

« Parce qu’elle a été la seule à me tendre la main dans ce moment difficile et que sans elle je ne serais plus rien aujourd’hui… »

« Parce qu’elle m’a fait découvrir telle passion qui a donné son prix à mon existence… »

« Parce que nous avons eu et élevé ensemble cet enfant qui est la prunelle de mes yeux… »

« Parce que sans elle, je n’aurais jamais pu… (compléter) »

Normalement, si vous faites l’exercice avec honnêteté, la conclusion évidente qui viendra sous votre stylo sera :

« Et par conséquent, qu’elle ait la maladie d’Alzheimer ou autre chose, jamais, jamais je ne l’abandonnerai, sans quoi je ne pourrai plus jamais être heureux et en paix avec moi-même.»

Le courage incarné

Beaucoup de personnes qui s’occupent avec une patience admirable d’un proche malade d’Alzheimer font cet exercice spontanément, sans y penser.

Et c’est là qu’elles puisent le courage de ne pas désespérer. Au contraire, cette fidélité de leur engagement renforce leur conviction intérieure d’avoir mené une belle vie avec la personne, jusqu’au bout.

Cela n’exclut pas bien sûr les moments, les longs moments d’angoisse, de peur, ni la souffrance de la solitude, et encore moins les regrets du passé.

Mais cela leur permet d’éviter qu’une fêlure irréparable se crée dans leur cœur, jetant à bas tous leurs souvenirs et leur faisant considérer pour nulle toute leur vie, passé, présent et même avenir.

Comme je le disais au début, l’idéal est de se construire cette philosophie avant d’être confronté au problème d’Alzheimer chez un proche, lorsqu’on a encore le temps, et la tête froide.

Mais ce qui est beau, c’est que cet exercice est aussi très utile y compris si personne autour de vous n’attrape jamais Alzheimer.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Commentaires sur l'article
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594 Commentaires sur "Lettre aux personnes qui accompagnent des malades d’Alzheimer"

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Charlyne R.
Charlyne R.
Je remercie l’amie qui m a transmis cet article . Voilà deux ans que je partageais ma vie entre mes enfants, mon époux, mon travail et ma maman qui a la maladie, tous mes moments étaient rythmés par les besoins de maman, je courais, je faisais tout ce que je… Lire la suite »
SwissGirl
SwissGirl

Charlyne,
Vous lire me broie le cœur et j’espère que vous trouverez rapidement une solution vous permettant de renouer le contact. Il vous faut de l’aide, ne restez pas dans cette affreuse spirale.
Mes pensées vont vers vous.
Marie.

Anna Z.
Anna Z.
Chère Charlyne, Comme je vous comprends! Je passe moi-même par une situation difficile. J’ai perdu mon mari à 30 ans d’un accident d’avion. Je me suis démenée pour éduquer mes deux petits garçons de 3 et 6 ans à l’époque. Il est décédé le jour de leur anniversaire. Je me… Lire la suite »
Anne-Laure
Anne-Laure
Bonjour Charlyne Pourquoi vos frères et soeurs vous l’ont enlevée? Je ne comprends pas bien si en plus ils ne s’en occupaient pas? Pourquoi ne pas la faire rapatrier dans un établissement plus proche et plus adapté pour la voir davantage???? et vous avez votre mari et vos enfants, vous… Lire la suite »
LHORMOER
LHORMOER
Un être cher, atteint d’Alzheimer, au bout de quelques années n’a plus rien à voir avec l’être que vous avez connu. Les professionnels parlent de « démence ». Quant à moi, je vois se transformer en légume un être qui a conduit, élevé sept enfants et travaillé jusqu’à 65ans comme employée de… Lire la suite »
SG
SG

Lhormoer… je suis tellement d’accord avec vous.

LAURENT 77
LAURENT 77

En vous lisant, j’ai l’impression d’entendre mes propres paroles…quand allons nous cesser cette abominable hypocrisie sur la « personne légume »…??? On devrait sauver ce qui peut l’être avec tout le bénéfice pour le « patient », et non s’acharner pour des raisons mercantiles non avouables

Lila
Lila

Merci pour ce texte courageux. C’est ce que je voudrais que l’on fît pour moi si je n’étais plus en état de prendre moi-même l’initiative de me supprimer. Vous avez mille fois raison

Josette
Josette
Je suis tout à fait d’accord avec votre article. Pour ma mère, cela a commencé à l’âge de 86 ans et demi… et sa mémoire c’est dégradée doucement. A 90ans, elle l’a perdue complètement et ne nous reconnait plus (ses filles, ses petits-enfants, ses amis) et n’a plus la souvenance… Lire la suite »
Sandrine
Sandrine

Pourquoi l’euthanasie puisqu’elle ne souffre pas ? Et tous ces moments que vous pouvez vivre encore avec elle en lui prodiguant votre amour ? C’est pas rien quand même !

Michèle MacHenin Murzilli
Michèle MacHenin Murzilli
Chère Josette,Est-ce que votre chère petite maman est vraiment atteinte de la maladie, plutôt qu’elle plonge, à son âge, dans cette vieillesse qui l’invite à tout oublier. Ce qui ne veut pas dire que « son âme » vous oublie, ni vous aime. Je suis tellement persuadée d’une continuité spirituelle. Exemple :… Lire la suite »
viviane
viviane
Bonjour, Je comprend votre discours sur l’euthanasie, mais je sais car j’y suis passée, que s’il est « logique et facile » de débrancher une machine qui fait vivre une personne morte cérébrale, il en va tout autrement de prendre la décision de faire mourir consciemment une personne sur ses deux pieds… Lire la suite »
berthet
berthet

je suis entièrement en accord avec vous!

Michèle MacHenin Murzilli
Michèle MacHenin Murzilli
A tous les internautes témoignant de « la » souffrance d’un côté autant que d’un autre. Mais n’est-ce pas celui ou celle qui n’a pas perdu la tête qui souffre davantage ? Mon mari n’est pas malade d’Eilzhmer, mais est un « poly-traumatisé » par blessure à la tête, en Algérie (Service Militaire), décoré… Lire la suite »
Fonty
Fonty

Juste une question avez vous déjà entendu parler du MMS
Autrement dit :Miracle minéral supplement.Je ne peux pas le croire et pourtant vous n’en avez jamais parlé ou alors je ne l’ai pas vu
Pouvez vous me dire ce que vous en pensez
Merci pour la réponse
François F.

Marie
Marie
Bonjour, Je me suis (un peu) renseigné sur le MMS (je ne connaissais pas ce produit) et j’avoue que ce que j’ai trouvé me laisse plus que sceptique. Je vous mets le lien vers un site a priori sérieux qui en parle : http://www.centres-antipoison.net/cctv/Rapport_CCTV_Solution_minerale_miracle_2010.pdf Par ailleurs en allant sur le… Lire la suite »
pascal
pascal
J’ai fais la même démarche que vous Marie avant de lire votre commentaire, et bien que je ne soi de formation scientifique; ce site http://www.centres-antipoison.net/cctv/Rapport_CCTV_Solution_minerale_miracle_2010.pdf me permet d’entrée de me méfier des ces trois lettres MMS . Le conseil est un acte responsable et quand on est devant une situation… Lire la suite »
Salaun
Salaun
M. Dupuis, Je vous remercie de vos bons articles, Pour ce dernier article, les accompagnants d’Alzheimer, j’en suis un, et je peux vous dire que ce n’est pas facile. On s’y fait parce que c’est celle ou celui qu’on aime, mais le pire je crois que c’est l’entourage qui n’y… Lire la suite »
Nadege
Nadege

merci de d’avoir partager avec les autres internautes de votre soufrance quant a moi j’ai mon conjoint qui est atteint de la maladie d’alzeihmer et souffre acutellemnt de crise d’epilepsie , il n’a que 68 ans que pensez de cette maladie

Nadege
Nadege
je vous comprends nous sommes tous confrontes a cette foutue maladie et l’entourage ne comprend pas toujours nos angoisses la communication est importante mais malheureusement j’ai du mal a trouver un psy specialise dans cettte maladie mon epoux n’a malheureusement que 68 ans quel avenir c’est difficle a gerer bon… Lire la suite »
Alves Eugenia
Alves Eugenia
Bonsoir moi aussi j ai perdu mon grand père , atteint lui aussi d alzheimer Mes pensées et mes prières pour tous ! Mes voeux de courage aux familles , surtout à ceux qui sont présents tous les jours Je pouvais prendre soin de lui que pendant mes vacances au… Lire la suite »
Carlot,Roger
Carlot,Roger
Moi aussi,j’en suis un;j’ai soigné mon épouse de cette maladie,pendant 8ans;j’ai souvent été d’espérer mais je n’ai jamais abandonné celle que j’aimais tellement et je pense que c’est pour cela que j’ai pu la garder chez nous aussi longtemps et sans souffrance.Heureusement,elle a gardé son sourire jusqu’à son dernier souffle;elle… Lire la suite »
hanane
hanane

je vous souhaite beaucoup de courage.. c est beau ce que vous faites..
fraternellement

fati
fati
comme je vous comprend, car moi aussi j’ai accompagner mes beaux parents malade tout deux de cette terrible maladie qui ravage leur cerveaux. L’entourage nous pose toujours les mêmes questions,nous juge très souvent, ils ne comprennent pas notre désarrois , je suis d’accord avec vous nous sommes des incompris ,… Lire la suite »
Martine
Martine
Moi je vous comprends et sait ce que vous vivez , ma mère est atteinte de cette maladie nous avons été dans l’obligation de la placer en maison de retraite spécialisée car papa est très agé et son état était devenu tel qu’il n’était plus possible de la garder à… Lire la suite »
Monique-Marie
Expérience personnelle, 15 Années d’Alzheimer pour maman. Elle est en France et moi au Canada. Tous les dimanches je lui parle au téléphone et je la perds chaque fois un peu plus. Réveillée à 2 heure du matin, elle est là, me couvre et me dit «ne prends pas froid… Lire la suite »
Philippe
Philippe

J’ai tellement été touché par votre témoignage. Moi aussi je suis au Canada et j’imagine si mon frère ou ma sœurs toujours là-bas me téléphonaient! Je prie pour vous ce matin!

William
William

Je vous comprends et je vous soutiens.
Bien à vous

Bader
Bader

Je comprends tout à fait car j’ai connu, hélàs, ces moments d’égarement de plus en plus fréquents …. je vous soutiens et vous souhaite beaucoup de courage et d’abnégation

hanane
hanane

je compatis et voys souhaite de trouver la sérénite et la quiétude
fraternellement

Eliane
Eliane

je compatis à votre douleur votre tristesse c’est une grande épreuve que vous affrontez là, courage à vous, ne baissez pas les brason dit que chaque épreuve apporte en soi son bienfait, peut-être apprécier la vie quand on le peut ? pensées sincères

F. Guy
F. Guy
merci pour cet article plein de bons conseils – malheureusement, il est plutôt fataliste – dans une lettre de « protection de la santé naturelle » de mai 2015 Augustin de Livois parle d’une extraordinaire expérience et de ses effets positifs sur Alzheimer en utilisant de l’huile de coco – je cite… Lire la suite »
Thielemans
Thielemans
F.Guy a raison.Moi si j’avais un proche atteint de la maladie d’Alzheimer,je ne me résignerais pas et j’essairai tous les traitements possibles.On peut par exemple essayer : /L’huile de coco dont parle F.Guy. /L’homéopathie. /L’organothérapie diluée et dynamisée.Le docteur max Tétau parle par exemple dans son dossier sur l’organothérapie diluée… Lire la suite »
MARTINE
MARTINE
Bonsoir, après une ponction lombaire, on n’a pas trouvé de maladie D’alzheimer avéré à mon mari mais aucune autre non plus alors qu’il est atteint d’une démence sur laquelle on ne parvient pas à mettre de nom. pfff. Il n’ a plus du tout de mémoire : les 26 ans… Lire la suite »
Isabelle
Isabelle

Bonjour martine,
Il existe un produit 100% naturel, mis au point par un chercheur Français, un boosteur de cellules souches qui donne d’excellents résultats, entre autres, dans les cas d’Alzheimer. Pour plus de détails n’hésitez pas à me contacter.
Cordialement

ROUQUIER
ROUQUIER

Bonjour,
Isabelle parle « d’un produit 100% naturel, mis au point par un chercheur français (…) qui donne d’excellents résultats »… Mais où la contacter pour savoir de quel produit elle parle ?
Merci
Joseph

DENIS
DENIS

Et c’est quoi ce produit français naturel et on se le procure où ?
Merci
SD

Guy
Guy

Bonjour Isabelle,
Est-ce qu’il est possible d’obtenir les coordonnées de ce chercheur ou une adresse ou se procurer le « booster ».
Merci d’avance, que le meilleur vous accompagne.
Amicalement

C
C

De quoi s’agit-il? Je suis à la fois intéressée et intriguée par ce produit.
Merci!

Yasmine
Yasmine

Bonjour Isabelle,

Je suis très intéressée par le produit qui booste les cellules souches que vous évoquez. Pourrirez-vous m’indiquer de quoi il s’agit ?
Merci d’avance, !
Cordialement,
Yasmine

Bonin
Bonin

Pouvez-vous me donner le nom du produit.
Merci d’avance.

MARTINE
MARTINE

Bonjour Isabelle, je vous remercie pour votre réaction à mon « post ». Je viens vers vous pour que vous m’aidiez à trouver ce produit boosteur de cellules souches !?
Nous avons enterré notre maman hier, encore une dure épreuve !…
A bientôt. Martine

Christine
Christine
Chère Martine, ayant vécue la même chose avec mon grand père quand j’avais 20 ans, je vois très bien ce que vous voulez dire et le mal que cela fait. Mais je sais qu’il était toujours content de ma /notre présence, d’être entouré, de tenir ma main, même s’il n’était… Lire la suite »
MARIE JO
MARIE JO

comment faire quand votre proche vous hait alors que vous etes son unique enfant qu elle cherissait avant la maaldie ?

MARTINE
MARTINE

Bonjour , je vous remercie vivement pour tous vos conseils, encouragements, et Si Isabelle pouvait effectivement nous donner le nom du produit qui pourrait nous aider ?…Je peux aussi contacter le labo dont question dans votre commentaire.
Bien cordialement
Martine

Catherine
Catherine
Bonjour Martine, figurez-vous que je pensais que ma maman était atteinte de la maladie d’alzheimer. Mais je commence à avoir des doutes, car elle souffre pratiquement des mêmes symptômes que ceux de votre mari. Dans son cas, la maladie s’est développée lentement. Maintenant, elle ne sait plus parler, car ne… Lire la suite »
Nicole
Nicole

Bonjour Catherine,
L’huile de coco se trouve en pot sous forme solide dans les magasins bios ou de produits diététiques.
Bon courage.

Nicole
Nicole
Bonjour Martine, Les traitements alternatifs sur démence sénile ou alzheimer parmi les plus connus sont l’Huperzine, utilisée et reconnue pour son efficacité par des études chinoises, l’huile de coco pour son action au niveau des corps cétoniques mais il faut en prendre des quantités relativement importantes et des études ont… Lire la suite »
Heinis
Heinis

Je vous recommande un livre merveilleux.
Alzheimer mon amour
Cécile Huguenin
Ed.Héloïse d’Ormesson
Bon courage

BOKKELANDT

Bonjour Guy , Vous parlez de l’huile de coco et de ses bienfaits pour les triglycérides Quels sont les signes visibles par une analyse ? Baisse des LDL , Hausse des HDL ? Mercipour votre réponse .

Ménard Solange
Ménard Solange
Chère Marie-Claude , C’est de tout coeur que je prends part à votre souffrance … Je suis passée par là avec ma Maman ! Votre Mari ne vous « connaît « plus … Mais il est tellement présent dans votre coeur , alors, revivez tous les bons moments vécus ensemble et continuez… Lire la suite »
anne-marie
anne-marie
merci à JM Dupuis pour son idée d’envoyer des mots pour adoucir nos maux . Pour M Claude et tant d’autres hélas à qui je pense et à qui je propose la piste de la lecture( jusqu’au bout ) du livre que je viens de terminer : »la puissance de la… Lire la suite »
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