Cholestérol : important à lire

06/09/2013
Cholestérol : important à lire
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Malgré les mises en garde répétées de certains médecins, comme le Professeur Philippe Even ou le Dr Michel de Lorgeril, contre le mythe du cholestérol (ces médecins expliquent que le cholestérol n’est pas la cause des maladies cardiaques, et que les statines, les médicaments qui font baisser artificiellement le taux de cholestérol dans le sang, font en général plus de tort que de bien), la plupart d’entre nous restons prudents sur cette question et, à tout prendre, nous préférerions avoir un taux de cholestérol bas.

C’est ainsi qu’il n’est pas rare que des personnes en parfaite santé surveillent malgré tout leur alimentation pour éviter le cholestérol qui se trouve dans les aliments riches en graisses saturées (jaune d’œuf, charcuteries, etc.).

Hé bien il se trouve qu’on sait depuis bientôt un quart de siècle que cette attitude, qui paraît prudente et raisonnable a priori, serait au contraire dangereuse, grâce à une étude parue dans la prestigieuse revue British Medical Journal. (1)

Pourquoi les étudiants en médecine ne l’apprennent-ils pas en Faculté ? Mystère. Pourquoi les médias n’ont-ils pas donné le moindre écho à cette étude pourtant fracassante ? Mystère aussi. Se pourrait-il qu’une telle étude, qui indique que les personnes n’ayant pas eu encore d’accident cardiovasculaire n’ont pas du tout intérêt à faire baisser leur taux de cholestérol, et donc ne devraient pas prendre de médicaments contre le cholestérol, dérangerait les intérêts de l’industrie pharmaceutique ? Mystère encore.

Cette étude a fait une synthèse (une combinaison) des résultats de 6 expériences au cours desquelles avait été diminué, par des moyens variés, le taux de cholestérol de personnes n’ayant jamais eu d’accidents cardiovasculaires (infarctus ou AVC).

Ces moyens étaient soit un médicament, soit un changement de régime alimentaire. Chaque expérience avait été menée de façon rigoureuse, en comparant les résultats à un groupe témoin ayant continué à vivre comme avant.

Le résultat global fut que les personnes dont le taux de cholestérol avait été réduit se sont retrouvées avec :

  • un risque identique de décès toutes causes confondues ;
  • un risque identique de décès par maladie cardiaque ;
  • un risque significativement plus élevé (43 %) de décéder de cancer ;
  • et surtout, un risque significativement plus élevé (76 %) de mourir d’accident, suicide ou de mort violente (meurtre).

Faut-il s’en étonner ?

Faut-il s’étonner de ces résultats ?

Alors qu’on nous encourage constamment à surveiller notre taux de cholestérol, le bon sens nous invite à la plus grande réserve. Après tout, le cholestérol est un composant essentiel de notre corps. Il fait par exemple partie intégrale de la structure de toutes nos cellules, dont celles de notre cerveau.

La majorité du cholestérol dans notre sang ne vient pas de notre alimentation. Elle est produite par notre foie. En produisant du cholestérol, notre corps serait-il par hasard en train de chercher à se suicider lentement ? Ou cette fonction répond-elle plutôt à un besoin vital de cette substance ?

Notre corps a besoin du cholestérol pour fonctionner

Dans l’étude ci-dessus, la hausse du risque de cancer est causée par les résultats d’une expérience particulière, dans laquelle le médicament pour faire baisser le taux de cholestérol était du clofibrate. En mettant à part cette expérience, le risque de cancer n’était pas significativement plus élevé.

En revanche, l’augmentation du risque de décès par accident, suicide ou meurtre se retrouvait partout, y compris lorsque les chercheurs ont distingué les résultats selon que les groupes avaient réduit leur taux de cholestérol grâce à des médicaments ou grâce à un régime alimentaire.

Les accidents, les suicides ou les meurtres ne paraissent pas avoir de lien direct entre eux, mais on peut aussi penser qu’ils seront tous plus probables chez des personnes dont le cerveau a une tendance plus grande à, par exemple, l’impulsivité, l’agressivité et la dépression.

Les auteurs de l’étude ont fait eux-mêmes des suppositions pour expliquer ce résultat. Ils ont écrit :
Il existe des indices indiquant qu’une modification des apports alimentaires en graisse ont des conséquences à la fois neurochimiques (sur la chimie du cerveau) et sur le comportement. Chez les rats de laboratoire, cela modifie la fluidité et le contenu en cholestérol des membranes des cellules dans le système nerveux central, ce qui affecte leur capacité à se repérer dans un labyrinthe, leur tolérance à la douleur, et leur niveau d’activité physique. De même, les singes qui ont un régime alimentaire pauvre en graisses saturées et en cholestérol, correspondant aux recommandations de l’American Heart Association (l’équivalent de notre Fédération française de cardiologie), étaient significativement plus agressifs que ceux qui suivaient un régime riche en graisse et en cholestérol.

Mais les auteurs ajoutent aussi qu’aucune étude similaire n’a été menée sur les êtres humains. Ils indiquent toutefois que des études ont montré qu’un taux faible de cholestérol est plus courant chez les délinquants, les personnes ayant des problèmes de comportement ou ayant été condamnés pour violence.

Conclusion

Limiter son taux de cholestérol est présenté par les autorités de santé et la plupart des professionnels de santé comme une évidence, qui s’impose à tout le monde, y compris les personnes n’ayant jamais eu d’accident cardiovasculaire. Vous êtes pratiquement considéré comme un fou de ne pas vous en préoccuper. Il semble pourtant qu’il y ait de très bonnes raisons de ne pas vouloir un taux de cholestérol plus bas, qui peut avoir des conséquences inattendues… et dévastatrices.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

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Commentaires sur l'article
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58 Commentaires sur "Cholestérol : important à lire"

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patrick perez
patrick perez

En école de naturopathie, nous apprenons les bienfaits d’un cholestérol mesuré. Pour le faire baisser naturellemen l’alimentation mais pas uniquement (bouger, respirer, vivre) est le seul remède.

moscat
moscat
mon père est mort à l’age de 56 ans parce qu il avait 4 gr de cholesterol dans le sang..et il n’a pas pris ses médocs..lui aussi avait la petite philosophie de celui qui aime bien bouffer n’importe quoi ..je pense que ça peut tuer …j’en suis même sure …donc… Lire la suite »
Aloïs
Aloïs
Il est admit que les statines peuvent provoquer des troubles musculaires graves .Indiqués notament dans les effets indésirables de ces médicaments . Les statines , qui ont pour vocation de protéger de l’infartus , donc de protéger le coeur . Mais : paradoxe , le coeur est un muscle .A… Lire la suite »
chrifi
chrifi
eh bien je suis sur que le fait de vouloir faire baisser le taux de cholesterol n’ est que dans l interet des labos pharmaceutiques ! je pense surtout que la medcine d aujourd hui va toujours chercher à soigner et non guerrir ! on ne recherche jamais la cause… Lire la suite »
Aloïs
Aloïs
Entierement d’accord avec Chrifi .Sans les moyens technologiques d’aujourd’hui . On guérissait plus au début du siècle dernier .Il suffit de se souvenir de Pasteur ( la rage ) Fleming ( la péniciline ) et tant d’autres ….Aidez moi les copains !dressez la liste . Y avait pas le théléthon… Lire la suite »
Jacques
Jacques
Le psychique, nos pensées et nos émotions affectent notre santé physique. Lors de la crainte d’un manque, soit de travail, soit d’argent, notre corps se place en mode de survie tel un ours en préparation d’hibernation. Notre corps se fait des réserves, le foie travaille de façon différente dans le… Lire la suite »
Jean-Pierrer Calcagno
Jean-Pierrer Calcagno

j’ai une maladie des nerfs des jambes pour le moment et j’ai de la peine a marché seulement avec des cannes
avez-vous une solutions je ne prend aucun médicament