Soyez un peu plus négatif

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Soyez un peu plus négatif

C’est autour des années 1900 qu’Emile Coué, pharmacien, inventa la fameuse « méthode Coué ». 

Grand promoteur de « l’autosuggestion », il rédigea un traité affirmant que, pour aller mieux, il fallait se répéter tous les soirs, dans son lit : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».

Ses théories, inspirées de Bernheim, connurent un succès international. Elles furent reprises aux Etats-Unis par Norman Vincent Peale, auteur de « The Power of Positive Thinking » (La puissance de la pensée positive). Publié dans les années 50, son livre fut interprété par le grand public comme une « grande nouveauté ». Il conseillait lui aussi de faire des efforts délibérés pour parler de tout de façon positive, ce qui ne tarderait pas, selon lui, à nous rendre plus heureux.

Et aujourd’hui, soixante ans plus tard, magazines et psys nous recommandent toujours, pour aller mieux, d’adopter la « positive attitude », nous présentant cette solution comme moderne.

Il n’y a pas de doute que, pour une partie de la population, s’efforcer de voir la vie en rose aide à maintenir le moral.

Mais il semblerait que, pour d’autres, ces efforts produisent l’effet inverse : imaginer que l’avenir sera forcément radieux renforce la peur d’échouer et de souffrir si ces attentes ne se réalisent pas. Et au contraire, se préparer à quelque accident peut provoquer un soulagement, et même des bouffées de bonheur, lorsqu’on s’aperçoit que, finalement, tout s’est bien passé !

La question est de savoir : à quelle catégorie appartenez-vous ?

A quelle catégorie appartenez-vous ?

Si vous êtes dans la seconde catégorie, celle des personnes qui préfèrent s’attendre au pire, il est probable que votre entourage vous reproche volontiers d’être pessimiste, défaitiste, triste.

Mais la réalité est que ce n’est pas forcément le cas.

Vous pratiquez peut-être, sans le savoir, ce que le psychothérapeute new-yorkais Albert Ellis, décédé en 2007, appelait « la voie négative vers le bonheur ».

Il s’agit d’un des principes clés de la philosophie stoïcienne, qui date de la Grèce antique : le meilleur moyen de se préparer à un avenir incertain est parfois d’envisager le scénario du pire, et non du meilleur.

Si vous craignez de perdre votre emploi, votre argent, votre « niveau de vie », le philosophe stoïcien Sénèque conseillait de passer régulièrement quelques jours dans la misère, vous nourrissant « de la nourriture la plus chétive et la plus commune, couvert d’un vêtement rude et grossier ». « Nous serons riches avec moins d’inquiétude, si nous savons combien la pauvreté est facile à supporter. » expliquait-il. (1)

Cela vaut aussi dans nos relations avec les personnes que nous aimons : si l’on ne place pas trop d’espoir ou de confiance dans ce qu’elles vont faire pour nous, on est moins facilement déçu. Ne rien attendre, ou peu attendre, élimine le ressentiment, la déception, et favorise au contraire les bonnes surprises.

Préparez-vous au pire

Le fait de réfléchir calmement au scénario du pire et de s’y préparer mentalement est un exercice bien connu des philosophes. Ils l’appellent le « Premeditatio Malorum », c’est-à-dire la préméditation des maux, ou des malheurs.

Le but est de s’imaginer dans la pauvreté, la souffrance et la mort. Vous devez considérer la réalité de l’existence face à face, ne pas nier que cela pourrait vous arriver, que cela va même sûrement vous arriver dans le cas de la mort. Mais vous devez en même temps bien avoir à l’esprit que ce ne sont pas des choses tristes ou injustes, puisqu’elles ne dépendent pas de nous. Ce sont des faits de la nature, et la seule manière d’y échapper aurait été de ne pas naître.

Cette technique peut aider à limiter l’anxiété. Un tiers de la population environ y recourt de façon spontanée. Les psychologues appellent cela du « pessimisme défensif ». La pensée positive, par contraste, vise à vous convaincre que tout ira bien, ce qui peut renforcer chez certains la conviction qu’il serait catastrophique que ce ne soit pas le cas.

Si vous êtes dans la catégorie des « pessimistes défensifs », vous serez en fait plus heureux si vous arrêtiez d’essayer de vous réjouir de l’avenir. En réduisant vos attentes, et même en vous préparant au pire, votre vie vous apportera plus de satisfaction.

Pourquoi les personnes vivant dans les pays pauvres se déclarent-elles souvent plus heureuses que les habitants des pays riches ? C’est parce qu’elles sont conscientes que rien ne leur est acquis, et sont prêtes psychologiquement à chaque instant à tout perdre : leur maison, leurs proches, leur vie…

La conséquence est que, tant qu’elles ne sont pas tuées, elles considèrent que, finalement, tout va bien, et remercient le Ciel tous les matins d’être toujours en vie, même si elles manquent de tout ! D’où leur capacité de sourire, rire, se réjouir, y compris au milieu de difficultés qui nous paraissent insurmontables.

Au contraire, dans les pays riches, nous avons des exigences extrêmement fortes. Nous considérons comme parfaitement normal, par exemple, de pouvoir déposer nos enfants à l’école tous les matins et que des gens s’en occupent jusqu’au soir. Ou que notre maison soit chauffée. Ou qu’il y ait de la nourriture dans les magasins, de l’essence dans les pompes à essence. Si jamais le moindre grain de sable se glisse dans la mécanique, nous éprouvons une énorme impression d’injustice, de colère. Il en va de même pour nos projets professionnels, nos projets de vacances, etc.

Envisager le pire : la voie de la réussite

La question du niveau de bonheur que nous ressentons est donc en fait extrêmement lié à la question de nos attentes. Plus nous attendons des autres, et de la vie, plus haut est le risque d’éprouver de la déception, de la tristesse, si ces espoirs sont déçus.

Pendant la Guerre du Vietnam, les soldats américains emprisonnés par les Viet Congs et qui avaient le plus d’espoir dans l’avenir – d’être libérés à Noël par exemple – avaient le moins de chance de survivre. Ceux qui s’attendaient au pire, au contraire, parvenaient à résister parce qu’ils n’étaient jamais surpris ni déçus, et ne fondaient pas d’espoirs déraisonnables sur les bonnes intentions de leurs tortionnaires.

Des recherches menées par Saras Sarasvathy, professeur associée d’administration des entreprises à l’Université de Virginie, montrent que vivre sans attentes déraisonnables n’est pas seulement nécessaire à un meilleur équilibre intérieur ; cela entraîne aussi souvent une plus grande réussite professionnelle.

Dans un projet de recherche, elle a interrogé 45 chefs d’entreprise ayant mené leur société jusqu’à l’introduction en Bourse (étape considérée aux Etats-Unis comme l’ultime succès pour un entrepreneur). Aucun d’entre eux n’avait planifié cela au départ, ni n’avait fait d’étude de marché lui ayant permis de prévoir ce succès.

Au contraire, au lieu de se fixer un objectif magnifique, puis d’établir un plan pour l’atteindre, tous ces entrepreneurs étaient partis de la réalité de leur situation, des ressources qu’ils avaient à disposition, puis avaient fait le point sur les objectifs qu’il était raisonnable d’atteindre, vu les contraintes. Plutôt que de réfléchir à la possibilité de gains spectaculaires, ils se sont demandés quelle serait leur perte si l’entreprise échouait. Si cette perte leur semblait supportable, ils se mettaient au travail. (2)

La « voie négative » est donc une école de réalisme, et c’est peut-être ce qui explique que les personnes qui l’empruntent réussissent souvent mieux que les autres. L’avenir est en effet incertain, et il est vrai que les choses peuvent mal tourner, aussi bien que bien tourner. Si vous ne vous êtes préparés qu’à la deuxième hypothèse, vous vous retrouvez tout déconfit si les choses tournent mal.

Au contraire, si vous vous étiez préparés à ce que les choses tournent mal, et que vous avez la divine surprise de voir qu’elles tournent bien, vous êtes alors en position optimale pour profiter de la situation au maximum.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

  1. Sénèque [2,18] XVIII. Amusements du sage.
  2. Cité dans The Wall Street Journal, 7 décembre 2012, « The Power of Negative Thinking », par Olivier Burkeman.
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  1. Dina

    Bonjour à vous et merci de tous vos conseils : pour l’article ci-dessus,(soyez un peu plus négatifs) je ne suis pas certaine que vous ayiez raison. En effet, il est une forme de pensée qui dit : « attention à la qualité de vos pensées afin de ne pas provoquer ce que vous redoutez » : cela porte à réflexion !!!!! Je dirais que, dans le doute, mieux vaut s’abstenir (d’avoir des pensées négatives !!!)
    J’ai pour exemple une amie, entre autres, à qui il arrive tous les malheurs de la terre et si je regarde comme elle fonctionne, elle s’attend toujours au pire …. et le pire lui arrive ! et quand elle me dit : tu vois ce qui m’arrive là, enfin, tu vois bien que je n’y suis pour rien ! Et bien personnellement, je ne pense pas qu’elle n’y soit pour rien ! Il est aussi facile de vérifier par un test kinésiologique par exemple, qu’une pensée négative affaiblit INSTANTANEMENT votre système énergétique. Or que se passe t-il avec un dépressif ? : il a constamment des pensées négatives. Il affaiblit donc son système énergétique en permanence sur toute une journée, sur toute une semaine, sur tout un mois, etc… et devient dépressif.
    Qu’en pensez-vous ? Merci

    Répondre
    • Florence P

      Bonsoir !
      Je partage l’avis de Dina…
      L’article parle de pensées positives ou négatives, mais oublie que la pensée est CREATRICE…
      Bien sûr, savoir que le pire peut arriver permet de relativiser si on est tenté « d’élucubrer en rose »,
      mais regarder le futur avec un esprit créatif (ce qui ne veut pas dire dé-raisonnable !!) permet de se RESPONSABILISER.
      Et il est vrai que l’état de santé reflète facilement la « disposition d’esprit » (expression qui parle d’elle-même !!) d’une personne.
      Si vous dites à quelqu’un « oh, tu as mauvaise mine, tu es sûr que tu te sens bien ? tu as fait des examens récemment ? assieds-toi pour ne pas avoir de malaise… » et autre joyeusetés de ce genre, il est sûr que la personne concernée va pâlir ou se sentir faible, et même si elle fanfaronne, elle risque de se regarder de près dans une glace dès que vous aurez le dos tourné. Donc la pensée négative que vous avez induite en elle l’a affectée et commence à introduire le doute, l’affaiblit sans qu’elle en soit consciente.
      Pour ma part, je décide de rester positive, tout en étant consciente de mon bonheur d’être dans un pays en paix, confortable et approvisionné… mais prête à changer de vie (en créant malgré tout le rire) si les conditions m’y forcent !!
      Bon week-end !

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    • Christelle M.

      Bonsoir Dina,
      Il me semble que l’article conseille d’être « un peu » plus négatif, et que d’une maniere maitrisée, cela peut contribuer au bonheur de certains. Il est évident que des pensées négatives permanentes ne peuvent etre motrices que d’évenement négatifs. Il y a aussi la manière de voir les choses qui joue dans la sensation de bonheur,…

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    • Dr CB

      Une réponse sur ce thème très interressant au demeurant.Je suis assez d’accord pour dire qu’il faut avoir « les moyens » d ‘une pensée positive, d’abord un entrainement rigoureux mais parfois,celà ne suffit pas. Sans rentrer dans les détails, le mode de fonctionnement de notre système nerveux est complexe et plus de 40% de la population est en permanence en « bug » sur la transmission d’info qui fait que la pensée se perd en route ou arrive à l’opposé désiré!!
      UNE CLE pour ici, que l’on procède par automotivation positive ou par pseudonégativisme (espérant quand même du positif!) une seule question:
      COMMENT JE ME SENS D’AVOIR CETTE PENSEE?
      la réponse est infaillible, à condition que vos circuits soient de bonnes qualités!
      ET LA EST LE PROBLEME!
      la suite prochainement……
      la nature est elle positive ou négative? la réponse en observant le comportement d’un brin d’herbe sur une année entière…..il y à des fois ou il doit bien en avoir marre sans savoir si il y aura des jours meilleurs ou non, et nous?

      Répondre
    • David

      Bonjour Dina,
      Dans ce texte, Jean Marc parle des pensées négatives par opposition aux pensées positives,
      Une pensée peut être plus négative qu’une pensée positive sans être pour autant négative…
      (Vous me suivez j’espère…)
      Je pense que dans ce texte, il est plus question de réalisme que de pensées réellement négatives. (Je pense même que j’appartiens à ce type de penseur…)
      En gros, je n’attend pas précisément que les gens agissent d’une certaine façon avec moi
      (oui donc, je n’attend rien des gens et surtout pas de ceux que j’aime)
      Je n’attend pas précisément que la vie m’apporte de la chance non plus
      J’envisage toujours le mauvais côté comme une possibilité sans pour autant me dire que ça va m’arriver (sinon je serais un pessimiste !!)
      Mais je reconnais que le mauvais scénario fait partie des probabilités et si jamais il finit par arriver ben je me dis que de toute façon je m’y étais préparé et que c’est la vie !!
      Et comme statistiquement, le mauvais scénario à autant de chances de sortir que le bon scénario, et Ben je me dis que la prochaine fois, ça se passera sûrement mieux !!
      Mais je ne passe pas mon temps a me rabâcher que le malheur va me tomber dessus (comme le ferait une personne pessimiste) je l’envisage juste et puis c’est tout.
      Je pense également que les pessimistes finissent par s’attirer le malheur à force d’y penser constamment (c’est la loi d’attraction)
      Voilà. J’espère que ce petit texte ne vous aura pas ennuyée.

      Répondre
    • Dany

      Comme on dit couramment :  » N’est maudit que celui qui y croit. » En somme, ce n’est qu’une question de perception, certain ont besoin du réconfort de voir une faille anticipée dans leur vie ne pas se réaliser. Je pense que c’est un moyen à court terme qui permet à ces personnes en question de développer leur confiance en soi, un tant soit peu, pour passer a l’étape suivante qui est voir le bon coté des choses. Il faut néanmoins être réaliste, sans pour autant être pessimiste, imaginer/projeter en son esprit n’empêchera pas non plus a tous les coups un malheur d’arriver. Il faut un juste milieu afin d’obtenir un équilibre, et pouvoir nourrir correctement notre besoin d’assurance, de confiance en soi. Ce n’est pas que les choses n’arrivent pas, juste que préparé, elles passent inaperçues, du moins on ne retient pas leurs impacts négatifs. Il ne faut, ni au niveau des pensées positives, ni au niveau des pensées négatives, tomber dans un excès maladif.

      Répondre
  2. isabelle

    Merci par cet article de me déculpabiliser de ma « négativité.
    J’essaie aussi parfois, comme vous le faites dans cet article, de me justifier à mes propres yeux pour mes inquiétudes, ma tendance à toujours envisager le pire, et mon besoin d’avoir tout sous contrôle, en me disant que c’est justement ce qui me permet d’éviter les difficultés…
    Mais être toujours minée par les anticipations anxieuses –> Bof !… Pour avoir l’occasion de l’expérimenter assez souvent, je ne pense pas que j’y trouve là du bonheur.
    Peut-être alors un peu des deux ? Un peu de réflexions, et un peu de confiance …
    J’ai bien aimé cet article ; c’est pour cela que j’ai eu envie de le commenter.
    Au plaisir de vous lire.
    Isabelle.

    Répondre
    • L.............

      Bonjour Isabelle

      Je me retrouve un peu dans votre commentaire…
      L’article du blog « soyez un peu négatif » m’a étonnée et intéressée. J’espérais y trouver un aspect positif du négatif!
      C’est vrai qu’être minée par les anticipations anxieuses, ce n’est pas agréable à vivre…
      Votre conclusion, « un peu de réflexion, un peu de confiance » c’est peut-être la solution de sagesse.
      Mais pour « un peu de confiance », il faut du temps pour en arriver là…
      C’est vrai qu’on se dit qu’en essayant de maitriser les choses, on essaie d’éviter les soucis mais cela prend une énergie considérable, c’est épuisant et on n’évite pas forcémemment tous les soucis potentiels…
      Que faire?
      Il est vrai aussi qu’en se préparant au négatif, si ce qui arrive est mieux, on sera ravi et soulagé mais est-ce vraiment la solution?
      Comme le dit Dina dans son commentaire, si on pense tout le temps en négatif, on peut entrainer du négatif vers nous…
      Vastes sujets à méditer et à discuter…
      Merci
      Une lectrice
      L……………

      Répondre
    • michele sheid preud'homme

      Bonjour,

      Il y a un petit « truc » pour vous remettre le nez au milieu de la figure :

      vous prenez une feuille blanche que vous partagez en deux. Sur la partie gauche, vous inscrivez toutes les pensées et situations positives qui vous arrivent. Sur la partie droite, les pensées et idées négatives correspondantes. et vous faires la part des choses …. bon sens et éclaircissementy garantis ! a consommer sans modération ….. bon appétit !!!!

      Répondre
  3. Louis

    La théorie du management s’appuye sur la raison et réunit un maximum d’éléments permettants d’aboutir à une décision raisonable. Je vous soumet un exrait d’un texte traitant de cette matière.
    1. Phase convergente – Identification des mérites et contraintes.
    1.1. Mérites.
    Chaque stratégie envisagée fait l’objet d’une discussion afin d’y attacher des critères de succès, des échéances et l’explicitation des bénéficiaires et des bénéfices… Un critère de succès permet d’évaluer, à chaque stade de l’action, le progrès accompli. Il ne faut pas omettre de préciser les outils de gestion et les instruments de mesure, sans lesquels les objectifs se résument à paraphraser des intentions.
    Toute formulation est ajustée jusqu’à obtenir une expression suffisamment claire et univoque que pour être présentée au décideur.
    1.2. Obstacles.
    Tout chemin est juché d’obstacles. Sans obstacles, n’importe qui peut sans effort atteindre le résultat escompté.
    Une phase de réflexion convergente affermit sensiblement les chances de réussite. La tâche consiste à dresser la liste des obstacles connus, supposés ou possibles, des difficultés et pièges qui peuvent empêcher ou freiner la réalisation de chacune des stratégies.
    Non pas les obstacles qui sont de simples problèmes qui se présentent en cours d’exécution d’un projet et qu’il suffit de résoudre au moment où ils se présentent. Non plus celles qui sont la conséquence d’images toutes faites, d’attitudes stéréotypées, de structures amorphes, d’une culture d’entreprise dépassée et que nous avons accepté sans même nous en rendre compte.
    Ce sont, au contraire, les obstacles de type technologique, matérielle, financière, humaine, politique, sociales ou environnementales, qui sont de nature à faire hésiter les décideurs, de les entraîner vers une renonciation.
    Les techniciens pensent, bien entendu, aux contraintes techniques, la fiabilité des fournisseurs, la disponibilité de moyens matériels et humains, la libération de capitaux pour alimenter les investissements, etc. Mais aussi les entraves, incompétences, barrières, oppositions, insuffisances, manquements, lacunes… sur lesquels on va buter.
    Dans ce dessein, les membres du groupe récoltent des informations afin de mieux discerner la praticabilité de certaines voies et les contraintes dont il faudra tenir compte. Dans la majorité des cas, la méthodologie SWOT se révèle être utile. Elle permet d’approfondir les points forts (Strengths) et les points faibles (Weaknesses) de l’entreprise directement ou indirectement liés avec le sujet, ainsi que les opportunités (Opportunities) suggérés par l’environnement et les freins (Threats) pouvant s’opposer à leur exploitation.
    1.3. Objections.
    Il ne faut pas omettre de s’inquiéter des réactions des personnes externes, de la collaboration (coopération) entre personnes de spécialités différentes, des remous sociaux internes, des mécontentements dans l’environnement de l’entreprise. Les pouvoirs publics ne vont-ils pas prendre des mesures légales qui mettent le projet en péril ? Les exemples foisonnent de projets qui ont déclenché des conflits d’intérêt.
    La prévision des mérites, obstacles et objections existants ou à venir, est un exercice périlleux. Quelle que soit l’énergie d’imagination que l’on aura développée, on ne pourra jamais prétendre être exhaustif. Mais il est tout aussi évident que plus l’examen de la matière est fouillé, plus les chances de réussite sont élevées.
    2. Phase divergente de ressourcement.
    Est-ce l’échec ou, au contraire, choisit-on de relever le défi.
    La réflexion peut inciter à l’élimination d’une partie des alternatives. Encore est-il prudent d’agir avec discernement, de ne pas rejeter une option qui, à condition de creuser le sujet, pourrait se révéler pleine d’avenir.
    D’autres arguments invitent le groupe à entamer une nouvelle phase divergente car il estime qu’une nouvelle exploration dévoilera des chemins nouveaux qui permettent : soit de gonfler les mérites, soit d’éliminer, vaincre ou contourner les obstacles et objections.
    2.1. Pièges.
    En pratique, la mise au point d’une stratégie est un processus itératif. Une nouvelle idée peut surgir lors des discussions et révéler la nécessité de compléter une prise d’informations, de réexaminer des conclusions déjà retenues. Il ne faut pas hésiter à procéder à un retour en arrière mais se méfier du phénomène :
    Analysis can lead to Paralysis.
    3. Phase convergente de consolidation de la stratégie.
    La discussion, l’intuition, la mise en œuvre d’outils d’aide à la décision… permettent un classement des alternatives sur une échelle de préférence. Celles qui sont reconnues comme non pertinentes sont rejetées, les autres sont évaluées pour leurs mérites respectifs. On retient les propositions qui aboutissent aux effets espérés, sont réalistes mais ambitieuses, optimisent le processus d’installation et minimisent les effets pervers. L’on vérifie leur faisabilité en termes de disponibilité probable ou possible des ressources financières, technologiques et surtout des compétences. Il s’agit donc manifestement d’une décision à critères multiples comportant une part de rationalité et une part d’intuition. La rationalité exige une connaissance aussi précise que possible des éléments qui favorisent ou empêchent tel ou tel autre cheminement. L’intuition répond au constat que la prévisibilité de l’avenir est extrêmement aléatoire mais que nous sommes capables d’influencer l’évolution de notre environnement par une créativité qui échafaude des approches qui nous distinguent des concurrents.
    La stratégie qui finalement enlève les faveurs fait l’objet d’une description détaillée et univoque. Le rapport évoque également les alternatives qui entraient en compétition et les arguments invoqués en faveur de la stratégie proposée.
    Le rapport qui en découle doit enlever l’adhésion des membres du groupe, leur paraître à ce point pertinent qu’ils sont d’accord de le présenter au décideur. Une présentation fondée sur des outils de prise de décision sera sans doute plus pertinente qu’un show médiatique.
    2.2. La décision.
    Le décideur adopte le plan proposé s’il estime que les critères de succès sont bien définis, les résultats escomptés suffisants et que la faisabilité des étapes à parcourir paraît réaliste. Dans le cas contraire, il demande de répéter le cycle de réflexion et ce jusqu’à le satisfaire.

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  4. Maria-Véronique

    Vraiment très intéressant. Merci pour le partage, j’ai adoré cet article qui en dit long sur nous, les humains.

    Répondre
  5. Annie B.

    La raison du succès des gens qui pensent « un peu négativement » est sans doute que cette façon de penser est + en accord avec la réalité, +adaptée, c.a.d.+ intelligente, en fin de compte. Il faut faire simplement attention à valoriser les évènements « positifs » et à ne pas aller dans le négatif jusqu’à vivre dans l’anxiété constante. Actuellement, on se sent souvent pressioné par les gens « politiquement corrects » qui vous incitent à « Think positive ». Ouf! Ça soulage de le dire!

    Répondre
  6. jeremie

    Merci pour cet article qui est à contre-courant de la pensée ‘unique’ du positivisme à tout prix. J’avoue être quelqu’un de positif mais je ne peux m’empêcher d’être négatif à mon sujet. Dévalorisation ou réalisme je ne sais pas mais bon, votre article m’a beaucoup touché et parlé en tout cas. Marre de tous ces articles sur la loi de l’attraction (j’aimerai bien d’ailleurs un article à ce sujet) ou autre. Moi je me suis rendu compte que plus j’attendais les choses et moins elles arrivaient. Et j’ai du mal à me dire que tout va bien alors que c’est le contraire cela me fait plus de mal que de bien de le penser. Merci encore et continuez….

    Répondre
  7. Martine I.

    Merci de vos articles que je lis (presque!) toujours avec plaisir et qui me semblent en général pleins de bon sens. Le dernier au contraire me semble toucher du bout de la plume et avec trop de légèreté un sujet très délicat. S’il est vrai que trop d’optimisme infondé peut amener à de constantes déceptions, il est vrai aussi que le pessimisme, non seulement affaiblit celui ou celle qui en est « victime », mais empoisonne ses relations avec son entourage. Je préférerais remplacer « optimisme » par « confiance de base ». J’entends par là une confiance dans notre force vitale qui permet de faire face à tous les obstacles qui se présentent si nous savons réagir de manière constructive et non défaitiste. Que la vie ne soit pas un jardin de roses, nous le savons tous. Nous avons le choix, ou bien replanter les roses qui ont crevé, les arroser, les soigner. Ou bien jeter les outils, et dire en soupirant: « tu vois, rien ne me réussit! ».
    Mais la vraie sagesse que connaissaient déjà les philosophes de l’Inde ancienne est de ne rien attendre, de ne rien anticiper ni en bien ni en mal, d’accepter avec constance ce qui se présente et de ne pas considérer le bonheur comme un droit qui nous est dû. Notre monde consumériste tend à nous faire croire que les biens matériels, le succès, les plaisirs sont indispensables à notre bonheur. Si nous réapprenions à le trouver partout où il se trouve, dans un sourire, un rayon de soleil, le parfum d’une fleur, nous n’aurions plus peur de rien. Et sûrement que nous serions en excellente santé!

    Répondre
    • L............

      Bonsoir Martine, votre commentaire est très intéressant à lire, en particulier le dernier paragraphe sur la vraie sagesse. Effectivement ne rien anticiper ni en bien ni en mal semble être une solution, le tout est d’arriver à l’appliquer…Auriez-vous une recette?
      Merci pour votre commentaire profond et à méditer…
      Une lectrice
      L………..

      Répondre
    • Sixtine

      Merci beaucoup pour ce commentaire que je trouve très profond et très juste

      Répondre
  8. almal

    et si il y avait une troisième voie ?
    Pour ma part c’est celle que j’emprunte avec sérénité.
    D’ailleurs Coué ne disait pas « je vais aller mieux », mais « je vais mieux »……
    La troisième voie consiste à ne plus se projeter ni dans le passé, source de rumination, ni dans le futur, source d’angoisse, mais de vivre uniquement l’instant présent, tout en le savourant avec gourmandise.
    Oui, même en faisant la queue dans une administration, en montant un escalier interminable, ou avec une douleur articulaire on peut savourer l’instant présent. Il suffit seulement de voir le verre à moitié plein et non plus à moitié vide (le principe a l’air simpliste mais il fonctionne).
    Cela n’empêche pas de prévoir l’avenir, mais sans s’y investir émotionellement , c’est là la nuance…..

    Répondre
    • Guillaume R

      Cette troisième voie est la façon dont les Polynésiens ont vécus jusqu’il y a peu.
      Ayant séjourné a plusieurs reprises dans cet endroit idylique en apparence, j’ai pu constater comme y disait MOITESSIER qu’il est bon de vivre comme un anima! Mais cette façon d’agir, place la personne endehors de la société moderne et c’est pour cette raison qu’ils ne possèdent rien et sont rélégué en dehors des centres d’activités.
      Dans ma vie professionnelle et privée, j’ai visité quantés de pays dans les cinq continents et cotoyé de multiples cultures. Maintenant, proche du dénouement de ma vie Je suis entièrement d’accord avec l’auteur de l’article et pense sincèrement que le bonheur est une utopie et que nous ne sommes pas ici pour cela! La définition la plus proche du but espéré par chaqu’un est à mon sens le bien-être et la question essentielle: de quoi ai-je en réalité besoin pour atteindre celui-ci?
      L’utilisation d’une feuille découpée est connue et je l’ai pratiqué souvent avant de prendre une décision: avantages à gauche, inconvénients à droite et lorsque tout est bien défini, on y va! Que ce soit pour sa vie de couple, un travail..etc et cela m’a toujours réussi!
      Beaucoup de personne devrait se remettre à lire CANDIDE de VOLTAIRE!

      Répondre
  9. thomas C

    bonjour,
    Incroyable ce qu’ ont peu se torturer nous même ! personnellement j essaye de ne plus me poser de questions, me laisser porter par la vie quoi quelle me réserve , vivre au jour le jour.
    ex : Plus je me pose de questions a propos de la société ou l humanité, plus il me parait évident qu ont va droit dans le mur ! et plus je deviens négatif en voyant qu ont ne fait rien ou pas grand chose pour changer ça !!!
    je m applique donc a zaper tout ca puisque je ne peu changer que ma propre vie et a courte échéance, ca veut pas dire que j ai jamais d coup de bluz, ca m aide simplement a les surmonter
    thomas C

    Répondre
  10. isabelle

    Tous les échanges ici sont très intéressants.
    Je crois, Martine, que je me sens assez proche de votre conclusion. La confiance de base dans notre force vitale qui doit nous permettre de nous adapter et apprendre à trouver le bonheur partout où il se trouve. Voilà la philosophie à laquelle j’aimerai adhérer. L’Ici et le Maintenant. Et comme le propose Eckart Tollé, se poser la question : est-ce que j’ai un problème, là, maintenant, à cet instant….
    Et c’est peut-être là que l’on doit pouvoir trouver la « légitimé » de la pensée positive.
    Je partage en partie l’avis de Jérémie sur la Loi d’attraction … Je lui trouve même un côté un peu malsain de vouloir à tout prix attirer le positif, comme ça …. comme par magie, quoi !!!
    Mais si l’on passe outre ce côté » vendeur », je crois qu’il y a quand même du bienfondé dans cette approche ; cependant, cela suppose aussi que l’on raisonne « quantiquement », ce qui ne fait pas vraiment partie de notre éducation non plus…

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  11. anygold

    Dimanche 13 janvier 2013

    Bonjour à toutes, à tous,

    Il est difficile de formuler un avis simple, sur une question aussi vaste, aussi compliquée. En ce qui me concerne et je suis évidemment comme tout un chacun, j’ai été toujours très optimiste dans mes entreprises et elles n’ont pas réussies, excepté celle du choix du mari malgré de nombreuses déceptions et difficultés, mais il faut bien choisir quelqu’un pour ne point vivre seule, dans ce vaste monde. Mais sans regrets, aucun. .

    Ce qui m’a permis d’accepter les échecs est de les comprendre. Ensuite, la magie de la voyance – tarots initiatiques – aide énormément à poursuivre un chemin semé d’embûches à partir du jour où le père quitte sa famille, pour un voyage dont personne ne revient. J’avais huit ans. Tout est dit.

    Car l’influence du milieu où nous évoluons est essentielle pour s’imposer au sein de notre société. Sinon, il faut se conformer aux règles établies – dans la mesure du possible – par la société : diplômes de hauts niveaux si vous n’avez pas obligation de gagner de l’argent jeune, pour aider à subvenir aux besoins de ladite famille…

    Donc, de nombreux paramètres sont extérieurs à nos agissements, nos réflexions et même avec de hauts diplômes en poche… nombreux sont ceux qui ne décollent point du bas de l’échelle si le milieu social est au ras des pâquerettes… Il faut parfois provoquer les événements pour qu’ils se réalisent.

    Un unique point commun attend chacun de nous : la mort. C’est peut être pessimiste de songer à cela, mais non ! Il ne faut point se couper les cheveux en quatre pour réussir à vivre dans une grande maison avec piscine, posséder un compte en banque garni grâce à une Entreprise cotée en bourse, si à terme tout est laissé à d’autres, finalement, même s’il s’agit de nos enfants.

    Souvent, j’ai songé à interrompre ma vie, pensant : tout cela ne sert strictement à rien et personne ne semble en avoir conscience, justement à cause de la finalité de la vie. Et ce qui m’a retenu ici, c’est parce que je ne connaîtrais point la suite…. donc, c’est la curiosité qui me permet de vous écrire aujourd’hui. Alors ?

    Seul la voyance permet de connaître l’avenir et quand vous découvrez que vous échapperez au cancer, c’est déjà une très grande chance ; si vous savez que vous finirez alerte et heureuse, alors pourquoi pas ? De fait, la voyance permet de pénétrer que tout ce qui nous arrive était déjà prévu au moment de notre naissance… mais ça n’est pas pour autant qu’il faut attendre que les évènements arrivent seuls, sans nos actions. C’est impossible.

    Voilà mes réflexions suite à la lecture de l’article du Docteur Dupuis et de vos commentaires. Anygold

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  12. Caroline R.

    Tout d’abord, merci pour votre news letter que je lis toujours avec beaucoup d’intèrêt.
    Quant à cette dernière, je vois que dans les avis contraires donnés ci-dessus il y a un peu du mien….
    Je rajouterais juste..
    Nuance entre un optimisme beat-passif – bec ouvert –  » ça va tomber tout cuit  »
    et un OTPTIMISME actif- positif- du genre – »tout se passera bien parce que je frais tout pour ça ( même si ça ne se passera pas nécessairement de la façon dont je l’imaginais  »
    LOPTIMISME c’est le moteur de la vie, c’est ce qui nous pousse en avant- aujourd’hui, ‘
    c’est la foi ( on ne parle pas de religion) mais de confiance en soi aux autres, à tout ce qu’on ne contrôle pas, — le soleil – les plantes – notre coeur qui bat , même si on sait qu’un jour il s’arrêtera– apprenons à vivre le présent – puisque un présent est un cadeau !
    En fin surtout pas le pessimisme, je suis persuadée que ça ne fait qu’aggraver les choses et à rendre les gens malheureux.
    Il y a certainement des moments dans la vie de tout un chacun ou vu la réalité des choses
    dramatiques qui arrivent on ne peux pas être heureux, laissons passer l’orage et surtout ne perdons pas le fil de l’espoir si ténu soit-il .

    Répondre
  13. Caroline R.

    Tout d’abord, merci pour votre news letter que je lis toujours avec beaucoup d’intèrêt.
    Quant à cette dernière, je vois que dans les avis contraires donnés ci-dessus il y a un peu du mien….
    Je pense qu’il faudrait faire la nuance entre
    un optimisme beat-passif – bec ouvert – » ça va tomber tout cuit »
    et un optimisme actif- positif- du genre – »tout se passera bien parce que je ferais tout pour ça ( même si ça ne se passera pas nécessairement de la façon dont je l’imaginais »
    Pour moi,l’optimisme c’est le moteur de la vie, c’est ce qui nous pousse en avant- aujourd’hui, ‘
    c’est la confiance en soi aux autres, à tout ce qu’on ne contrôle pas, — le soleil – les plantes – notre coeur qui bat , même si on sait qu’un jour il s’arrêtera– il faudrait apprendre à vivre le présent – puisque un présent est un cadeau !
    En finje crois vraiment que le pessimisme,ça ne fait qu’aggraver les choses et à rendre les gens malheureux.
    Il y a des moments dans la vie de tout un chacun ou des évènements
    dramatiques arrivent on ne peux pas être heureux, laissons passer l’orage et surtout ne perdons pas le fil de l’espoir si ténu soit-il .

    Répondre
  14. AAAAAAAAAAAAAA

    Bonjour,

    De manière assez écourté, j’ai suivis un cursus de philosophie master et connait bien la pensée stoicienne. Je la trouve ici déformé. Il s’agit de « positiver » sur ce qu’on a, et non sur ce qu’on voudrait avoir (ce qui appartient au désir et qui est alors tout à fait différent).
    La pensée stoïcienne est justement une pensée du positif, l’amour de son destin ( « amor fati ») et il s’agit donc de positiver sur son présent, sur sa situation. Aucun stoïcien n’est volontairement pessimiste sur son avenir donc, pour prétendument avoir mieux que ce à quoi on se serait attendu.
    Autre amalgame que je remarque sur le détachement. Le détachement stoicien par rapport à ce qui ne dépends pas de nous et ce qui ne nous appartient pas nous permet de ne pas avoir de remord, de se torturer de choses négatives et futiles auxquelles on n’y peut rien. L’idée très sage des stoïciens est de se dire que face à un évènement qui nous arrive et dont on n’est pas maître, la seule chose qui dépend de nous alors est notre capacité à l’accepter. Ainsi, un homme est mort, c’est un fait qui ne dépend pas de nous (nous n’en sommes pas la cause), la seule chose alors qui dépend de nous est de bien l’accepter et de « positiver » justement. Toutes les choses de la vie sont donc perçues comme des » prêts » (cadeaux de la vie et du destin) auxquelles il ne faut pas s’attacher, tout comme les sentiments et personnes mais c’est un tout autre sujet. C’est pourquoi on leur associe une image de froideur, d’impassibilité ou d’autres diront de constance et droiture, loin de la « pensée négative » que vous décrivez et dont vous faites l’éloge.

    A.

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  15. Elizabeth

    Cet article m’a un peu surpris, mais m’a aussi un peu rassurer sur mes attitudes quelques fois negatives. Quand on me les reproche je reponds que que je REALISTE car je reflechi beaucoup avant d’agir. Je confie aussi beaucoup mes inquietudes a ma Mere du Ciel et ce me reconforte beaucoup.
    Ceci dit la juste mesure est bonne en toute circonstance.
    Merci.

    Répondre
  16. Jean-François

    Bonjour à tous,

    J’ai lu différents ouvrages sur la pensée positive et je suis très surpris de la teneur de cet article. La pensée positive est une façon d’être et de vivre qui porte ses fruits. C’est pour moi un mode de vie qui se prépare et s’entretien dans le temps.
    Bref je suis en désaccord avec cet article, penser négatif rends négatif, entretien le pessimisme.
    Merci.

    Répondre
  17. Lala

    Beaucoup de pensées intéressantes dans cet article (merci à JM Dupuis),
    comme dans les avis de chacun (merci à tous pour ce partage philosophique).
    On peut ainsi « picorer » quelques phrases chez tous et faire sa « petite sauce » !!
    Tout à fait d’accord avec Almal et quelques autres.
    Je rejoins beaucoup d’entre vous : être trop positif est excessif,
    être trop négatif est excessif aussi.
    Quant à vouloir connaître l’avenir ça me paraît vraiment absurde.
    En revanche, être réaliste et dans le présent, comme plusieurs l’ont déjà dit,
    semble la position la mieux équilibrée (pas toujours facile cependant !)…
    Il est vrai qu’à trop attendre (sans désir démesuré) on est souvent déçu,
    alors que sans « faire de plan sur la comète », les bonnes surprises arrivent inattendues !
    Mais (il y a toujours un mais !!) c’est tellement BON de rêver un peu ou d’idéaliser
    (voilà pour notre part créatrice et imaginative),
    en essayant de garder les pieds sur terre tout de même
    (voilà pour notre part rationnelle et humaine)…
    Sans doute faudrait-il alors peser le pour et le contre :
    à partir d’un même postulat de départ,
    faire un scénario catastrophe, puis un scénario idyllique,
    le tout de façon très caricaturale
    (ça permet de rajouter le grain de sel et de poivre,
    puis la pincée de sucre et d’humour),
    enfin, après un temps de maturation-réflexion,
    arriver à une conclusion dans un juste milieu… Pourquoi pas ?
    Enfin, relativisons cet article et saisissons les nuances du texte
    (M. Dupuis est un subtil) : il écrit « UN PEU plus négatif »
    et non pas « négatif total à fond les manettes » !!!!!
    Cet article ne nous encourage pas à être pessimiste, pas du tout,
    il nous dit d’écouter aussi notre part « obscure » plutôt que de l’ignorer,
    donc d’avoir l’esprit ouvert à toutes les options…
    Les mots de la conclusion de cet article sont, dans les dernières phrases :
    « réalisme » et « profiter au maximum », ce n’est donc pas négatif !!!
    Je termine avec ces propos du philosophe Alain :
    « Nous n’avons que le présent à supporter.
    Ni le passé, ni l’avenir ne peuvent nous accabler,
    puisque l’un n’existe plus et que l’autre n’existe pas encore ».
    Et, du même auteur :
    « Je tiens qu’un caractère fort est celui qui se dit à lui-même où il en est,
    quels sont les faits, quel est au juste l’irréparable,
    et qui part de là vers l’avenir. »
    Cherchons donc le bon équilibre entre nos pôles + et – …
    le sucré-salé c’est pas mal aussi…
    C’est ça la vie, non ???

    Répondre
  18. Lucy

    Merci pour cet article, cela me rappelle que je peux utiliser l’un comme l’autre suivant les cas. En général ce sera la pensée positive, mais en cas de situation critique ou difficile, le pire scénario permet de garder la tête froide et assurer au maximum. C’est comme si on imaginait déjà avoir perdu et qu’on avait une machine à remonter dans le temps. Alors on a devant nous toutes les possibilités et l’adrénaline, l’enthousiasme, sont de la partie (c’est loin d’être du pessimisme). Cela pousse à donner le maximum, pour optimiser une situation.
    La pensée positive est d’un autre nature. On peut avec cette dernière dessiner avec précision par la visualisation positive, ce qu’on souhaite être, avoir, obtenir, etc. Alors on trouve comment le réaliser.

    Je crois que le pire scénario ne peut marcher que quand les enjeux sont grands mais à une réserve : il faut en même temps être conscient des possibilités, les chances et s’y accrocher au maximum tout en n’étant pas attaché aux résultats. De ce fait, on ne part pas de pensées négatives et c’est pour cela que ça marche: parce qu’on a planté la graine de la confiance et qu’on lâche prise sur les résultats. De cette façon, on obtient même plus ce qu’on aurait souhaité au départ, parce qu’on n’a posé aucune limite justement.

    La pensée positive, peu de gens la comprennent, donc l’utilisent mal. Cette dernière n’est autre que la manifestation du pouvoir créateur du mental. On crée la vie qu’on souhaite. Cela effraie certains, se voyant avec autant de liberté, donc ils préfèrent faire comme si tout n’était que hasard, chance ou malchance. La pensée positive n’est pas croire que quelque chose est acquis et c’est la confusion que font certains. Alors ils diront que cela ne fonctionne pas.
    La pensée positive c’est sentir déjà les choses comme réalisées. Alors le mental les matérialise. C’est de la physique quantique. Accepter cela, c’est accepter qu’on est entièrement maîtres de notre vie.

    Répondre
  19. Tempourlavie

    Bonjour
    Beaucoup de réactions et de partages forts intéressants.
    Merci à tous.
    Pour ma part, l’article de Jean Marc m’a vraiment interpellé.
    Et je crois qu’à la lueur des lectures des commentaires, que l’on à chacun notre vérité.
    Celle qui nous révèle à nous même, celle qui est vraie pour nous.
    La vérité qui est alimentée par nos intuitions, nos intimes convictions.
    Cette pensée qui nous met dans la lumière et permet d’être et n’être à nous même.
    oui les attentes doivent être raisonnables et réalistes. oui les attentes déçues créent de la frustrations. et si le but n’était pas de se nourrir de de va et vient qui créer la vie :-)
    Accepter ce qui est dans la mesure de ses capacités
    Être plein de gratitude et de bienveillance dans ce moment présent qui créer la joie, le rire d’un enfant, la beauté d’une fleur, la majesté du regard d’une femme aimante…

    Répondre
  20. CSYL

    Débat très intéressant… Je suis personnellement une grande anxieuxe à la base, anticipatrice spécialisée en événements négatifs voire catastrophiques. J’ai 51 ans et aujourd’hui, lorsque je regarde dans le rétroviseur, je me dis que j’ai passé plus de temps à imaginer le pire qu’à vivre dans un présent somme toute pas si mauvais. Lorsque je déraille, j’utilise donc cette méthode de la rétrovision pour me remettre en ligne et repositionner le curseur à une place raisonnable. La philosophie m’a énormément aidée à vivre dans l’acceptation des choses. J’ai toujours à l’esprit qu’on ne peut changer le passé et qu’on s’épuise littéralement à espérer le bonheur pour demain. S’il n’arrive pas, c’est la déprime assurée. C’est le piège de l’espérance qui nous projette sur des routes où nous avons des idéaux et des espoirs démesurés qui ne dépendent pas de nous alors que nous pouvons agir au présent sur ce qui dépend de nous. Je suis intimement convaincue que cette recette est la bonne me concernant : le plaisir et la joie au quotidien, désirer et savourer ce qu’on l’on a et cesser d’espérer ce que l’on n’a pas… Si vous souhaitez la mettre en pratique, vous pouvez vous inspirer du merveilleux livre de André Comte-Sponville : Le Bonheur, désespérément (Collection Librio 2 €). C’est mon livre de chevet : mieux qu’un anti-dépresseur, investissement financier minimal, effets indésirables nuls, lecture jubilatoire !
     » Ainsi, nous ne vivons jamais, nous espérons vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais  » ( Pascal – Pensées).

    Répondre
  21. Christophe T.

    Bonjour,
    Merci pour cet article providentiel ! Je me suis reconnu à 100% !
    Je l’ai fait lire à ma femme qui comprend maintenant pourquoi je suis comme je suis… il était temps : nous sommes en couple depuis 1989 !…
    Elle a l’impression de me redécouvrir et de faire à nouveau ma connaissance.
    Un tout grand merci à vous !!
    Bien cordialement,
    Christophe

    Répondre
  22. Bart

    Génial!! Marre des « penseurs positifs », blindés dans leur petite bulle masturbatoire « positive », on ne peut rien faire avec ni discuter de rien qui risque perturber leur fragile petite bulle de « bonheur » synthétique… Bweurk. D’ailleurs, dans le bouddhisme il y a la pratique de se rappeler tous les jours « un jour je mourrai, c’est inévitable; un jour, je deviendrai malade, c’est inévitable; je vieillis, c’est iévitable ». Voilà, à travers ça et ne pas en niant ces faits et d’autres dans le genre (« l’écosystème est en train de s’effondrer », par exemple, mets ça dans ton assiette penseur positif), que le vrai bonheur est possible: le bonheur d’être pleinement vivant, dans la merde comme dans ce qui est paradisiaque. Amen :)

    Merci pour cet article extraordinaire, phénoménal.

    Répondre
  23. Maxime

    Très bonne analyse mais beaucoup de personnes dans le monde se préparent au pire et toute sorte organisations se créent tous les jours
    Pourquoi?
    Pour ne pas perdre notre confort de vie personnel et s’habituer à vivre autrement simplement avec d’autres valeurs plus humaines
    Un changement dans la vie est toujours difficile mais si ce changement peut nous apporter bonheur et épanouissement tout en créant un partage de votre savoir avec d’autres qui sont dans le même domaine.
    Oui ce changement de vie est possible avec de la volonté

    Répondre
  24. Guy

    Cet article est intéressant.
    Il peux convenir à certaines personnes, mais je ne crois pas que le bonheur puisse se trouver avec une recette, qui serais valable pour tout le monde.
    Pendant longtemps, j’ai été très négatif.
    Depuis quelques mois, je suis très positif, et je m’en porte beaucoup mieux.
    Mon secret ?
    J’ai été aidé par une psychothérapeute.
    E

    Répondre
  25. Guy

    (suite)
    En quelques mois de coopération, mon attitude a changé du tout au tout.
    L’avantage d’être aidé par un psychothérapeute est qu’il adapte sa thérapie à chaque personne.
    Je ne dis pas que cette méthode serait efficace avec tout le monde.
    Je veux simplement témoigner, qu’avec moi, elle a été très efficace, je ne regrette pas ce que j’ai fait.

    Répondre
  26. Roland

    J’ai beaucoup apprécié cet article, car depuis plusieurs années j’ai refusé des opérations, et je ne le regrette pas et j’espère ne pas le regretter. Je devais me faire opérer de la hanche droite le 2 mai de cette année.

    Une semaine avant à trois heures du matin ne pouvant pas dormir, j’ai eu l’idée de lire un livre. Le premier livre sur lequel je suis tombé, c’est le livre « Vaincre l’arthrose et ses douleurs » de Françoise Ledu. Où il est question de l’électrothérapie, ainsi que de l’oligothérapie et du mode de vie qui doit accompagner ces deux choses.

    Je l’ai lu d’un bout à l’autre. Dans la matinée, je téléphonais à la clinique pour annuler l’opération. Je fais strictement ce que conseille ce livre et depuis je marche très progressivement de mieux en mieux. Ce qui fait que maintenant j’arrive très fréquemment a me passer de la canne anglaise.

    Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et je sais qu’il faudra du temps, car ce qui a mis des années a s’user ne pourra pas se réparer en quelques jours. Mais j’ai bon espoir de pouvoir marcher a nouveau normalement tout en évitant l’opération.

    Si ça peut aider d’autres personnes, je serait heureux de pouvoir donner mon témoignage

    Répondre
  27. Lunesoleil

    « la voie négative vers le bonheur ».

    Excellent cet article , c’est justement dans l’état je me trouve et je me dit souvent que attitude de pensées me protège du pire :)

    Répondre
  28. Biostormy liner

    Bonjour à tous,

    Il serait fort intéressant de réaliser un arbre de décision sur les pensées bloquantes (négatives= refus, négations). Pourquoi ? c’est fort simple

    1) Une situation ne vous convenant pas = action de défense…(d’intuition ou non…)
    2) Une situation en accord = acceptation…

    De quelle manière se comporte l’humain ? De 4 façons…

    1) Le  »Oui, Oui » : pas intéressant, n’échange pas, ne communique pas…
    2) Le « Non, mais » : intéressant, les communications sont possibles
    sans toutefois être en accords…
    3) Le « Oui ,mais » : intéressant, les communications sont possibles…
    le partage et l’approfondissement des choses sont gratifiants…
    4) Le « Non,Non » : pas intéressant, n’échange pas, ne communique pas…

    Maintenant, que choisissez-vous d’être ? Un mouton ou acteur du progrès?

    A vous de jouer…

    Bio.

    P/S : chaque problème recèles de magnifiques opportunités de progrès personnels…

    Répondre
  29. Valerie

    Ma soeur a partagé cet article avec moi. Elle ne comprenait pas ma tendance à « toujours envisager le pire », grâce à vous, maintenant elle me comprend. Ca fait du bien de se sentir moins seule !

    Pour ma part envisager le pire est seulement un moyen d’anticiper la conduite à tenir au cas où il se produirait. Jusqu’à maintenant, ça m’a plutôt réussi !

    En tout cas, merci pour cet article à contre-courant !

    Répondre
  30. Ingrid

    Cet article me ressemble. Il y avait un petit mot glissé dans une phrase « calmement », ce calmement est la clé je vous l’assure mais comme indiqué les pensées réfléchies positivement ou négativement vont à l’un et peut être pas à l’autre. Et puis ca dépend des moments de sa vie.
    J’ai bien aimé cet article mais j’espère que cela ne confortera pas ceux qui ont tendance à nous foutre le cafard, n’oubliez pas « calmement » vous mènera vers sereinement.

    Répondre
  31. Alexandra C

    Cet article, comme tant d’autres, est intéressant. Mais dans une ère où les notions de positivisme et d’espérance sont exacerbées, je reste étonnée par l’affirmation d’un « négativisme du bonheur « . En effet, votre étude vient parfaitement ébranler les fondamentaux de La loi de l’attraction, qui elle défend une communion entre nos pensées et l’univers. En d’autres termes, le fait de penser du négatif renvoie du négatif. Le catastrophisme est donc au contraire inutile et paralysant pour obtenir ce que l’on désire au plus profond de nous. Par expérience personnelle, je pense qu’accorder trop de place au pire reste terriblement anxiogène, même s’il peut nous éviter il est vrai bien des désillusions.

    Répondre
  32. Francine

    alors que penser des individus qui passent des années à espérer, à prier, à croire en des jours meilleurs… et que la vie récompense à coup de coups durs continuels

    et bien, pour moi la roue n’a jamais tourné et ca fait 46 ans que ca dure !!!!!!!!!!! penser positif me permet de ne pas sombrer

    si la pensée positive ou négative ne se mélangeait pas au DESTIN : peut etre que…

    Répondre
  33. Isa

    La loi d’attraction ne fonctionne pas sur ce que nous voulons mentalement mais sur ce que nous vibrons au plus profond de votre être. Et là entre en jeux nos subconscients, inconscients et tout notre conditionnement interne. C’est pourquoi cela réussit pour certaines personnes et pas pour d’autres. La clé est d’être aligné avec ce qu’on appelle, je crois, notre Moi Supérieur. Pour ma part, c’est la partie que je considère comme le « Noyau de notre Etre », la partie de nous qui est fondamentalement libre et souveraine. La pensée positive fonctionne pour autant que nous travaillions à déprogrammer notre égo qui ne cherche qu’à nous saboter. C’est un dialogue constant entre soi et Soi, une attitude constante de vigilance et d’observation sur ce qui nous habite. Malheureusement certaines personnes font passer la loi d’attraction pour une méthode prête à l’emploi pour réaliser tout ce qui nous passe par la tête alors qu’elle est une réalité que nous expérimentons tous plus ou moins inconsciemment au quotidien. C’est très dommage… Chacune de nos pensées engendrent des actes et chacun de nos actes engendrent un résultat qui va conditionner nos pensées ! Si nous jugeons le résultat mauvais alors il serait sage de réviser nos pensées. Enfin c’est mon humble avis ;-)
    Bonne journée à tous.

    Répondre
  34. Elisabeth

    A la réflexion, il me semble que le problème est dans le fait de projeter un jugement sur l’avenir ie juger qu’il sera bon ou qu’il sera mauvais.
    Qui peut dire à l’avance ce qui est bon ou mauvais ? Il y a des deuils, des divorces, des licenciements… qui sont des bénédictions.
    J’ai lu un conte dont je ne me rappelle plus l’origine qui racontait l’histoire d’un fermier dont le fils a un accident et est paralysé. Tout le monde lui dit « oh, pauvre de vous, quel malheur ! » et le fermier de répondre « qui peut dire si c’est un bien ou un mal ? l’avenir le dira. ». Quelques années plus tard un guerre éclate et son fils, vu son état, n’est pas appelé au champ de bataille et les gens de dire « Quelle chance vous avez de le garder auprès de vous ! » et le fermier de répondre « qui peut dire si c’est un bien ou un mal ? l’avenir le dira. » et ainsi de suite…
    Je trouve que ce conte est un bon moyen de trancher : il est inutile de positiver ou de négativer, non ?

    Répondre
  35. Pauline

    Je ne suis pas tout à fait d’accord sur cette façon de pensée négative quand on sait que « ce que je redoute arrive ».

    J’ai lu le même conte qu’Elisabeth et je l’ai trouvé merveilleux. Pourquoi dire que c’est négatif ou positif. Prenons les évènements tels qu’ils viennent ou plutôt « tels que nous les avons créées » car le verbe et la pensée sont créateurs. Amitiés à tous

    Répondre
  36. Francoise

    Tout a fait d’accord!
    Pas d’attentes, pas de deception, simplement apprecier le moment present.
    Quand on se compare au reste de la planete qui souffre on se console vraiment plus facilement. Apprecions çe que la vie met devant nous, et ne soyons certain de rien, de cette maniere on apprecie tous les petits bonheurs!

    Répondre
  37. kattryn

    M’attendant toujours au pire , je ne peux que je réjouir lorsque je me trompe…J’apprécie donc encore plus les « petits » bonheurs…Je les savoure , même…

    Répondre
  38. Ninou

    Bonjour,
    Écoutez, je ne suis pas professionnelle en cette matière de psychologie (je suis mineure), bien que mon père a cette spécialité en lui, mais d’après mes intuitions, je pense que en continuant ces chemins (en pensant négatif pour penser positif ), et que la mentalité de la personne est fragile, il peut tomber en une véritable dépression. Il peut oublier qu’en pensant négatif il peut devenir positif, d’où parfois (je pense…) les jeunes ghotiques, rebelles etc.,.
    Ne jugez pas mon avis, c’est simplement mes intuitions qui vous parlent! ;-)
    Merci pour la compréhension et je sais que sûrement, pour certains, mon avis est flou! XD
    PS: si il y a des erreurs, merci de les commenter!

    Répondre
  39. Alex

    Une réflexion me vient à l’esprit: les Français sont les champions européens sinon mondiaux du pessimisme, mais pourtant nous n’avons pas l’impression de mieux vivre ou de ne pas être déçus par la vie…

    Répondre
  40. virginie

    Je suis négative et ma vie se remplie de bonheurs .J’ai pensé comme vous que penser au pire me l’apporterait mais je me réjouis que le pire ne m’arrive pas et je n’ai pas peur .Par contre, j’ai essayé d’être positive quelques temps parce que mon mari pense comme ça et vit uniquement sur le positif mais cela m’a crée des angoisses et des peurs parce que je n’étais plus prête au pire au cas où ! C’est une expérience parmi d’autres .Bien à vous .

    Répondre
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