Édition spéciale : le dépistage du cancer du sein est dangereux

18/02/2014
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Cela fait tout drôle, mais vous pouvez aujourd’hui lire dans les grands médias ce que je vous ai écrit, sous le sceau du secret, sur les dangers du dépistage du cancer du sein [1].

La vérité éclate au grand jour !!

Une étude canadienne de grande ampleur vient de tomber. Publiée dans le British Medical Journal, elle confirme point par point mes très fermes mises en garde [2] :

  • le dépistage du cancer du sein ne diminue absolument pas le nombre de morts par cancer du sein ;
  • il augmente de façon drastique (+ 22 %) le risque de se faire diagnostiquer un pseudo-cancer qui n’aurait jamais évolué ou aurait disparu spontanément. Comme ces surdiagnostics déclenchent toujours de lourds examens et souvent des traitements, ils augmentent globalement le risque de souffrance, d’invalidité, et même de mortalité parmi les femmes qui se font dépister par mammographie.

Par conséquent, le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie doit être formellement déconseillé.

Une étude très fiable

Les résultats de cette étude sont très sûrs. Elle a été réalisée sur près de 90 000 femmes âgées de 40 à 59 ans, suivies pendant 25 ans. Elle a montré que les femmes qui avaient subi des mammographies annuelles pendant 5 ans avaient tout autant de risques de mourir d’un cancer du sein que celles ayant seulement bénéficié d’une simple auscultation.

Par contre, elle confirme que le dépistage entraîne de nombreuses erreurs de diagnostic, en particulier des micro-tumeurs qui sont détectées et qui déclenchent tout un protocole de traitement alors qu’elles n’auraient jamais évolué en cancer du sein, ou auraient spontanément disparu.

De plus, et ce n’est pas dit dans l’étude, les médicaments de chimiothérapie sont eux-mêmes cancérigènes ; après un traitement, on a deux fois plus de risques de cancer qu’auparavant [3] !

Ces résultats sont catastrophiques pour les autorités de santé et les gouvernements qui, depuis des décennies, investissent des milliards dans les campagnes de dépistage du cancer du sein. Ils vont également provoquer, inévitablement, un tollé dans le lobby du cancer (les très nombreuses entreprises, institutions et professions qui vivent du cancer), qui ne manquera pas d’essayer de discréditer cette étude.

Un vent de panique

Les auteurs de l’étude ont, sans doute inconsciemment, ressenti ce risque, à savoir que les foudres des mandarins du cancer ne s’abattent sur eux.

Au lieu de conclure leur étude par la radicale mise en garde qui s’impose, ils semblent s’excuser de demander pardon d’avoir prouvé l’inefficacité et la dangerosité du dépistage du cancer du sein. Et ils concluent par une formule tellement alambiquée qu’elle en devient comique :
« Dans les pays techniquement avancés, nos résultats soutiennent le point de vue de certains commentateurs selon lequel le raisonnement conduisant au dépistage par mammographie devrait être rapidement réévalué par les décideurs. »

 

En clair : « Sauve qui peut ! Un énorme scandale va bientôt nous péter à la figure ! Des milliers de femmes victimes de surdiagnostic, inutilement amputées d’un sein et détruites par des chimios, vont bientôt réaliser ce qui leur est arrivé et attaquer les responsables ! »

Ils reconnaissent toutefois la froide réalité : « Les femmes aimeraient pouvoir croire que leur trouver un cancer au stade précoce a ses avantages », a dit le principal auteur de l’étude, le Dr Anthony Miller. « C’est une chose que leurs médecins leur disent, et que les radiologues qui leur font passer les radios leur disent. Mais en fait, nous avons trouvé la preuve que ça ne marche pas. »

Le paradoxe de la popularité


Les mammographies ont fait l’objet d’une publicité totalement exagérée, selon Anthony Miller :
« Plus il y a de cancers découverts grâce au dépistage par mammographie, plus il y a de personnes qui imaginent, de façon erronée, que le dépistage leur a sauvé la vie, plus le nombre de personnes qui ont l’impression d’avoir “survécu” au cancer augmente, et se font à leur tour les avocats du dépistage » explique-t-il.

 

Cela a abouti, selon lui, au « paradoxe de la popularité » : bien que le dépistage systématique par mammographie ne serve à rien, et provoque plus de femmes amputées du sein et soumises à des chimios que nécessaire, le traitement est de plus en plus populaire.

Les drôles de méthode du magazine Le Point

Cet attachement au dépistage est illustré dans la presse française par la façon dont le magazine Le Point traite la nouvelle de l’étude canadienne.

Alors que le magazine L’Express fait son travail d’information et publie un article clair intitulé « Cancer du sein : une nouvelle étude remet en cause le dépistage organisé », le magazine Le Point fait tout pour noyer le poisson.

Il choisit de présenter la nouvelle dans un article fourre-tout sous un titre qui risque fort, à mon avis, d’induire en erreur nombre de lecteurs peu attentifs : « Cancer du sein : de l’utilité du dépistage systématique et de l’ablation préventive » [4].

La journaliste, que je ne citerai pas (le but de Santé Nature Innovation n’étant pas de traîner les gens dans la boue mais de contribuer à une meilleure information sur la santé), commence par prendre position en faveur d’une méthode particulièrement violente à mon avis, l’ablation préventive des seins, pour éviter le cancer du sein, chez les femmes porteuses des gènes prédisposant au cancer du sein BRCA1 et BRCA2 (BR pour breast, ou sein en anglais, CA pour cancer).

Ensuite, elle passe à l’étude canadienne, sous l’intertitre : « Nombre de décès similaire avec ou sans dépistage précoce ».

Dès la première phrase, la journaliste prend ses distances avec l’étude : « La seconde étude provient de la Canadian National Breast Cancer Screening Study et elle risque d’alimenter la polémique sur le bien-fondé du dépistage systématique de ce cancer. »

Elle indique que le dépistage du cancer du sein a entraîné 22 % de surdiagnostics. Mais elle omet d’expliquer le fond du problème, à savoir que les surdiagnostics poussent les femmes dans des protocoles de traitements inutiles et potentiellement invalidants.

Mais quelles que soient les réticences de la presse à dire la vérité, le fait est que la révolution est en marche et que rien ne pourra plus l’arrêter. Une nouvelle illusion médicale, créée de toutes pièces par de prétendues avancées techniques, est en train de s’effondrer sous nos yeux. Et c’est maintenant officiel.

C’est toujours cela de gagné pour la santé des femmes.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

Sources de cet article :

[1] Cancer du sein: une nouvelle étude relance la polémique sur les mammographies

[2] Dans un message intitulé « Cancer du sein : les pièges du dépistage »

[3] Chapter 156 : Secondary Cancers: Incidence, Risk Factors, and Management

[4] Cancer du sein : de l’utilité du dépistage systématique et de l’ablation préventive

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Commentaires sur l'article
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67 Commentaires sur "Édition spéciale : le dépistage du cancer du sein est dangereux"

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auzal

Comment dépister le cancer su sein dans ce cas?

CHARLES Claudine
CHARLES Claudine

bonne question quelle alternative avons nous? l’article de mr Dupuis ne tient pas compte de cet aspect important

Annie Blase
Annie Blase

D’après le dr. Joseph Mercola (Californie), la thermographie serait un moyen beaucoup plus sûr et bien moins traumatisant que la mamographie. Personnellement, j’ai été scandalisée de la brutalité de la procédure, alors qu’on sait que cela pourrait provoquer un cancer!

Annick Nenquin

J’ai personnellement, eu une thermographie, il y a 3 ans 1/2, technique simple, sans touché, résultat par un médecin reçus par la poste.
L’équipe s’est déplacée des Etats Unis au Québec, le coût était de 250.00 $can
On peut voir des détails jusque 8 ans avant la mamo

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